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Repères économiques

Economie mondiale : la révolution verte en marche

15 février 2021 à 11 h 00 min

L’économie mondiale entreprend une course contre la montre pour redresser la situation après quatre décennies catastrophiques en matière de lutte contre les dévastations environnementales qu’on a fait subir à la planète, au point que de nombreux scientifiques commençaient à s’inquiéter de la continuation de la vie sur terre sur le très long terme.

Qui ne sait pas aujourd’hui que le réchauffement climatique et la détérioration des écosystèmes sont les fléaux les plus craints au niveau mondial ?

L’évolution démographique planétaire n’est pas faite pour rétablir un tant soit peu de confiance. Alors quelques lueurs d’espoir commencent à apparaître ici et là mais est-ce suffisant pour remédier à plus d’un siècle d’insouciance environnementale couronnée ces quatre dernières décennies par une émission effrénée de CO2 dans l’atmosphère ?

Certains experts pensent que ce que l’on fait est trop peu et trop tard et que finalement, nous allons perdre la bataille du réchauffement climatique et du rétablissement des écosystèmes. Pour le moment, il est impossible de trancher sur la question d’une manière ou d’une autre. Et on ne peut pas fixer un tel objectif.

Notre but est surtout d’analyser les derniers développements économiques dus aux impératifs environnementaux et surtout évaluer leurs impacts sur le management des entreprises.

Les conséquences à long terme sur notre économie et notre niveau de vie vont dépendre de la qualité de riposte de nos institutions économiques et de notre réorientation stratégique. Mais les premières indications en notre possession indiquent qu’une réforme structurelle très profonde se dessine au sein de l’économie mondiale et ses conséquences seront d’une importance vitale pour les pays en voie de développement.

Tirer profit des opportunités

La bataille finale d’une restructuration de l’économie mondiale ne se joue pas au sein des bonnes volontés des dirigeants des entreprises, même si elles ont une grande valeur.

Les politiques économiques publiques ont un rôle substantiel à jouer mais l’État est l’émanation de différentes forces socioéconomiques et culturelles d’un pays. S’il est muselé par les entreprises polluantes, alors son pouvoir de muter la société se trouve grandement affecté.

Par contre, les consommateurs libérés des influences de la communication des entreprises intéressées peuvent créer des mutations industrielles et sociales d’une importance capitale. C’est ce qui est en train de se réaliser sur terrain aujourd’hui. Les nombreuses études académiques et plusieurs sondages montrent que les consommateurs au niveau des pays développés semblent avoir repris du poil de la bête.

On ne sait pas si c’est un travail en profondeur des différentes ONG internationales qui est en train de produire ces résultats ou si c’est une prise de conscience indépendante formulée par des citoyens, après avoir pris connaissance des dangers qu’ils font subir aux générations futures. Mais l’essentiel est que dans pratiquement toutes les recherches dont nous disposons, les consommateurs dans les pays développés accordent de plus en plus une importance vitale au contenu écologique des produits et services qu’ils achètent.

La plupart concède qu’ils considèrent les aspects écologiques plus que le rapport qualité/prix. Mais l’assertion des consommateurs peut ne pas être une preuve suffisante.

Cependant, les actes d’achat et les observations des différents managers des forces de vente ou des Supply Chains des différentes entreprises confirment les nouvelles orientations des clients. Les consommateurs sont la force la plus importante capable d’opérer une refondation des choix sur la manière de produire et de mettre les produits et les services à la disposition des citoyens.

Alors, les firmes en retard sur les nouvelles exigences citoyennes vont payer un prix exorbitant qui peut réduire leurs parts de marché jusqu’à les rendre incapables de rentabiliser les investissements consentis.

La nouvelle magie du marché sera-t-elle suffisante ?

De plus en plus, les consommateurs sont intéressés par de nouvelles considérations et ont des attentes vis-à-vis des producteurs. Ils s’informent sur le contenu CO2 du produit ou du service, les impacts sur les écosystèmes, les animaux et les développements sociaux (travail des enfants, égalité homme/femme), les aspects de biodégradabilité, les conséquences sur la santé, le mode de transport des matières premières et des produits finis, le recyclage du packaging et autres.

Les entreprises sont en train de constater que leurs marques qui sont en avance sur ces aspects font de bons progrès, les autres rétrogradent. Par exemple, chez Unilever, pour  ses marques qui ont adopté une politique environnementale conforme aux aspirations des consommateurs, les ventes augmentent deux fois plus vite que le reste.

Et la dynamique se poursuit. Le processus ira en s’approfondissant parce que les entreprises qui vont investir dans les technologies environnementales vont les intégrer dans leurs dispositifs de communication pour les rentabiliser. Les consommateurs seront confortés dans leurs choix et continueront à exiger des efforts de plus en plus conséquents dans le domaine environnemental.

Il est sûr qu’une révolution environnementale est en marche. Les consommateurs qui achètent les véhicules électriques le font pour se disculper (ne pas culpabiliser) mais non à cause du rapport qualité/prix. C’est ce qu’ils disent et ce que confirment les experts en marketing. Maintenant, est-ce trop peu, trop tard pour inverser le processus du réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes ?

Beaucoup d’experts pensent que nous allons atteindre bientôt le point d’irréversibilité et que les réparations environnementales seront minimes. Nous n’allons pas développer outre mesure ce débat, car il ne constitue pas l’essentiel de notre problématique. Mais nous savons déjà que l’électricité qui provient du renouvelable devient de loin moins chère que celle produite par l’énergie fossile.

Déjà, nous avons là une première révolution qui met en danger les pays producteurs d’énergies fossiles qui n’investissent pas suffisamment et à temps dans les renouvelables. Nous avons une deuxième révolution initiée par les consommateurs qui réduit considérablement le marché de l’énergie fossile.

Nous sommes doublement avertis pour opérer un changement rapide et décisif vers le renouvelable et garder le fossile pour la consommation interne à long terme. Beaucoup de pays (Mexique, Maroc) ont compris cela et on fait des progrès importants dans ce domaine. A quand un plan très ambitieux en termes de renouvelable pour opérer une substitution importante à l’énergie fossile ?  


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