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La création d’entreprises expliquée aux étudiants

19 novembre 2016 à 10 h 00 min

Tous les partenaires de l’Ansej, notamment les représentants des banques, des impôts, des assurances sociales, du  travail, de l’emploi, et les micro-entrepreneurs  issus de l’université de Ghardaïa qui ont achevé leurs études supérieures pour activer dans le monde professionnel et socioéconomique, y prennent part.

Entrepreneuriat

Le programme de formation s’articule notamment autour de la démarche de la création d’entreprises, la présentation du dispositif Ansej, les procédures administratives bancaires et fiscales, les principes du droit des affaires, l’inscription au registre du commerce, la procédure d’affiliation à la CNAS, la procédure d’affiliation et d’avantages accordés par la Casnos, les démarches de recrutement par le bais de l’ANEM et  les témoignages professionnels sur le terrain présentés par les micro-entrepreneurs issus de l’université. A l’issue de cette formation entrepreneuriale, les participants recevront  une attestation pour avoir participé et achevé leur cycle de formation durant cette université d’hiver. Pour un rappel historique sur l’avènement de l’entrepreneuriat en Algérie, celui-ci trouve son explication dans le revirement brutal d’un système basé sur l’assistanat à une logique de «laisser-faire, laisser-aller».

Après de longues années de prohibition, l’Etat algérien a complètement modifié son comportement vis-à-vis de l’investissement privé. De l’Etat investisseur des années 1970 et 1980, il devient un Etat incitateur à partir des années 1990. Cette apostasie se justifie par la crise économique, qui a réduit la capacité budgétaire de l’Etat, sous l’égide d’un plan d’ajustement structurel. Faite dans la précipitation et brutalement, l’ouverture économique a profité d’abord aux plus proches des centres de décision (rente de situation). La frénésie des réformes n’a pas facilité l’entrepreneuriat pour autant. Le retrait de l’Etat, les plans d’ajustement structurels et l’ouverture de l’économie expliquent en grande partie la désindustrialisation, sans toutefois l’avènement d’une véritable industrie privée.

Cap sur la PME

L’entreprise privée algérienne a toujours répondu aux transformations des lois la régissant, ainsi qu’aux changements d’attitude des pouvoirs politiques à son égard. Jusqu’aux années 80, l’Etat fut le principal entrepreneur, le secteur privé était occulté. Dans les années 70, le discours de l’Etat socialiste prônait un système productif basé sur l’entreprise publique (créatrice d’emplois et de richesses). L’entreprise privée si elle est tolérée, c’est dans les limites consenties par la loi qui accorde un entrepreneuriat et une création d’entreprises en Algérie. Le monopole de l’Etat sur l’importation, les subventions des produits de première nécessité, comme le lait, l’huile, farine, semoule, sucre…ont beaucoup profité à ce secteur, ce qui explique, en partie, un secteur privé qui a évolué, principalement, dans le secteur agro-alimentaire, à l’insu des politiques qui, dans la logique des choses, n’ont fait que le freiner.

A travers une politique favorable à l’entreprise publique, le secteur privé a su occuper les interstices cédés par ce dernier et a profité de la croissance du secteur public. La PME se présentant ainsi comme la seule alternative pour créer de l’emploi et combler le vide laissé par le secteur public, elle est actuellement perçue comme un nouveau vecteur de la croissance, générateur d’emplois et moteur de progrès socioéconomique, elle est de moins en moins perçue comme un agent servant à exploiter les travailleurs, ni un secteur spéculateur.


Encourager le privé

Le secteur privé a fait l’objet d’encouragements sans précédent pendant cette dernière décade, avec une nette augmentation du montant du capital autorisé, la création d’organismes pour accompagner les initiatives privées, les droits au transfert pour l’acquisition des équipements et des matières premières, etc. Le chômage croissant des jeunes brandissant le spectre d’une instabilité sociale et politique et appréhendant cette perspective, l’Etat a mis en place une série de lois et de dispositifs pour stimuler l’investissement privé dans l’objectif de créer la richesse et l’emploi. Ces dispositifs (Ansej, Angem, Cnac), menés par des cadres de valeur et des compétences avérées,  ont la compétence et le savoir-faire nécessaires pour guider les porteurs de projet dans leurs procédures administratives dans les limites de leurs choix. Seulement, le constat ainsi admis est qu’une fois le projet lancé, aucun réel suivi n’est mis en place pour accompagner ces entrepreneurs.
D’un autre côté, ces organismes ne proposent aux créateurs aucun accompagnement en termes de formation au management et/ou à la gestion, à la commercialisation, au marketing, etc. Et c’est là qu’interviennent ces journées de formation qui auront, pour ceux qui les pilotent,  le lourd et contraignant rôle de développer une toute autre dynamique de formation et d’accompagnement des porteurs de projets et créateurs d’entreprises.
 

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