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Tlemcen : Un budget pour rattraper le retard des communes frontalières

17 septembre 2019 à 9 h 00 min

Depuis 2013, la frontière terrestre a été cadenassée, poussant ceux qui se nourrissaient d’activités informelles depuis plus de 30 ans à revendiquer une alternative. Et ce n’est pas tout : tous les frontaliers criaient au scandale quant à l’imposition du passavant pour les commerçants concernant la circulation de leurs produits de consommation.

Conséquences : une réglementation pénalisante pour les treize communes frontalières concernées par cette autorisation de circuler des marchandises qui consommaient plus cher que le reste des circonscriptions de la wilaya. La nouvelle donne, le durcissement des mesures de sécurité sur la bande frontalière, entre autres, a incité les pouvoirs publics à alléger certaines dispositions du passavant.

Dans une rencontre réunissant plusieurs secteurs (le commerce, les Douanes, les impôts, les représentants des commerçants et associations de protection du consommateur, les chefs de daïra et les présidents d’APC, ainsi que la presse), le chef de l’exécutif a expliqué en toute transparence l’arrêté du ministère des Finances, publié au Journal officiel n°50 du 19 août 2019, fixant justement la liste des marchandises soumises à l’autorisation de circuler dans la zone terrestre du rayon des Douanes algériennes.

Ainsi, selon la nouvelle réglementation, les commerçants sont dispensés de déclaration de vingt-deux produits de large consommation, et par conséquent, cela influerait automatiquement sur les prix, pour peu que ces commerçants n’enfreignent pas la loi. Car, depuis 2005, dans les treize communes frontalières, les consommateurs achetaient plus cher leurs produits par rapport aux autres circonscriptions de la wilaya, sous prétexte que les commerçants sont assujettis à une réglementation discriminatoire.

«On était solidaires avec les commerçants parce qu’ils avaient plus de taxes à payer comparativement à d’autres, qui n’étaient pas dans la zone frontalière, même si au fond, on n’y croyait pas trop», nous indique un père de famille de Maghnia, qui a hâte de voir la baisse des prix des produits de première nécessité.

Une bonne nouvelle pour les habitants de la bande frontalière qui, depuis 2013, -année où la frontière a été cadenassée-, demandaient une alternative aux activités informelles desquelles ils se nourrissaient. Et justement, pour pallier  cette «carence» illégale, l’Etat a injecté dans les caisses de la wilaya de Tlemcen 2 000 milliards de DA (dont 70 seulement pour Maghnia, depuis un peu plus d’une année) pour le développement des communes frontalières, selon le wali. Les élus suivront-ils cette nouvelle dynamique de développement ? 


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