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Tlemcen : Il y a 45 ans, décédait Messali Hadj

25 juin 2019 à 10 h 00 min

Cette terre n’est pas à vendre, ni à hypothéquer !» prononçait en 1937, lors d’un meeting au stade municipal, le père du nationalisme algérien. Le 3 juin 1974, à Gouvieux, dans l’Oise, en France, décédait Messali Hadj.

Il y a trois jours, les anciens du Parti du peuple algérien (PPA) ont commémoré, à Tlemcen, le 45e anniversaire de la mort de celui qui, après sa déportation de Ksar Chellalla au Congo Brazzaville, le 18 avril 1945, des manifestations populaires ont éclaté dans cette ville. «cette déportation suivie de manifestations sont considérées par les historiens comme l’étincelle de la revendication pour l’indépendance».

Ils étaient venus de toutes les régions du pays pour se recueillir sur la tombe de Messali au cimetière de Sidi Senouci et dépoussiérer les mémoires amnésiques. Et même l’aéroport de la wilaya porte son nom, Messali Hadj n’a jamais été réhabilité, de l’avis même de ses compagnons. «Nous sommes au croisement des chemins et il est plus que jamais temps de sortir l’histoire du pays du tunnel.

Le meilleur choix, c’est d’éviter l’exclusion, qui a créé des fossés entre les générations et de réconcilier les jeunes avec leur histoire», a indiqué un des fidèles résidant à Lille, dans le nord de la France, Ali Agouni, avant d’ajouter, serein : «Le PPA rend hommage à tous les martyrs des Révolutions algériennes, de 1830 à 1962, sans distinction d’opinions politiques.»

Djanina, épouse Benkalfat, fille de Messali, nous racontait, blessée, lors d’un entretien, que «Mon père a été exclu de la politique, évacué de l’histoire. Les partis politiques et autres ligues des droits de l’homme n’ont jamais tenté de faire un flash-back dans l’histoire. Ils n’avaient pas le courage de parler de Messali Hadj.

Nous avons toujours été en manque de reconnaissance. Il y a des mots qui tuent. Quand on vous traite de traître, ça tue…» Et sans aucune rancune, elle rétorquait à l’une de nos questions: «Je n’ai aucune haine contre qui que ce soit, c’est un problème moral…»

Depuis le 22 février dernier, date du déclenchement du mouvement populaire, les manifestants brandissent le portrait de Messali Hadj, avec un slogan expressif «Non à la falsification, le peuple veut l’écriture de l’histoire !»


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