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Manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011» : Le chapiteau de tous les scandales

18 juin 2019 à 9 h 02 min

Commandée à l’époque par l’EGT Club des Pins à une firme allemande, -sans consultation du ministère de la Culture, comme nous l’avait annoncé Khalida Toumi, alors ministre de la Culture-, l’infrastructure, dotée d’une scène de 750 m2, avait une superficie de 5000 m2 et une hauteur de 21 mètres.

Ce chapiteau géant qui avait été démonté juste après la clôture annoncée par l’ancien président Bouteflika, avait pris une destination inconnue. Pire, aujourd’hui, des langues se délient pour dénoncer toutes les anomalies et les dépassements ayant illustré cet événement.

Les dépenses étaient faramineuses. 125 milliards de dinars est le coût de la manifestation, comme révélé le 5 avril 2012 par le financier du ministère de la Culture, lors d’une conférence de presse-bilan, au centre international de presse Rachid Baba-Ahmed et présidée par Abdelhamid Belblidia, coordonnateur général de la manifestation en question.

Déjà à l’époque, la fresque épique retraçant l’histoire de la cité des Zianides, réalisée par le célèbre chorégraphe libanais Abdelhalim Caracalla, avait des relents de scandale pour sa facture qui se serait élevée à 1 million d’euros. Pour justifier la somme mirifique que le Trésor public a déboursée pour «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011», M. Belblidia avait indiqué que «24 pays islamiques et non islamiques ont participé et près de 500 000 personnes, dont près de 7 000 étrangers, ont visité les différentes expositions.

Sur le plan cinématographie, 32 documentaires ont été produits, 280 livres ont été édités et 12 colloques internationaux organisés, alors que des dizaines de représentations théâtrales ont été données tant à Tlemcen qu’à travers les communes et même au niveau d’autres wilayas».

L’on se rappelle, à l’époque, que la manifestation était sous les projecteurs pas uniquement pour ses activités (24 pays islamiques et non islamiques y avaient participé) mais par le conflit très médiatisé entre le wali, Nouri Abdelwahab, et Khalida Toumi, pour une question de leadership…ou d’ego.

Deux commis de l’Etat, qui ne s’étaient pas croisés dans la ville pendant toute la période de la manifestation. Aujourd’hui, nous avons appris que le parquet de Tlemcen a ouvert une enquête… sur la disparition du chapiteau géant. Ira-t-on jusqu’à ouvrir le dossier scabreux de «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011»?


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