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Tiaret : Un centre dédié aux SDF

11 février 2019 à 10 h 03 min

Immersion dans le centre dédié aux SDF, dont l’ouverture s’est faite il y a moins d’un mois, au quartier populaire de Sonatiba.

Implanté au cœur du quartier populaire Sonatiba, au sud de Tiaret, dans une cour de l’annexe de l’APC, le centre pour les sans domicile fixe (SDF) a ouvert ses portes, en grande pompe, il y a moins d’un mois, en présence des élus, de la DAS, des représentants de la police, de la Protection civile et du Croissant-Rouge Algérien.

Ses occupants sont des jeunes hommes et femmes que la société a, pour une raison ou une autre, rejetés. Jeunes, c’est beaucoup dire, car des hommes et des femmes, la cinquantaine entamée, y résident également. Parmi le groupe d’hommes, 6 sur les 13 lits, un jeune de 19 ans, récupéré de la rue et de l’oisiveté.

Côté femmes, un dortoir occupé par seulement deux pensionnaires et leurs enfants, cinq au total, alors qu’il dispose de 7 lits en superposés. A vrai dire, ces exclus de la société se retrouvent dans un espace qui, en dépit d’un manque de confort, s’avère être un refuge pour venir dormir en toute sécurité.

Le Croissant-Rouge Algérien s’implique dans cette action de salubrité publique en leur offrant des repas chauds. H. Tahar, 49 ans, fait office de gardien du temple. Il est midi pile. Nous l’avons croisé devant la porte, tenant deux jerricans. Il est à la recherche d’eau pour laver les ustensiles déposés par terre, à défaut de tables, et le linge entreposé dans un baluchon.

Tahar, qui semble se plaire, et qui a les clefs de ce centre, est là depuis que les responsables l’ont ramené du foyer pour personnes âgées et/ou handicapées, communément appelé «Dar el ajaza», où il a séjourné plus de 12 ans. Il ne s’en plaint pas, lui qui touche 4000 dinars de la DAS. «J’ai ma carte !» explique-t-il.

Ses compagnons d’infortune, Adda, Abdelkader et les autres, vaquent dans les rues. Naïli, le plus jeune, fait les frais d’une dramatique désunion familiale. Les deux femmes devraient plutôt séjourner en neuropsychiatrie que dans ce centre, où le remugle familial manque quand-même.

A côté des lits, de la ferraille. Dans la petite cour, une grande citerne gît, sans eau. Abdelkader part à la quête du précieux liquide tous les jours. Souvent, d’ailleurs, sous les réprimandes. Les femmes et les enfants en bas âge rencontrent d’énormes difficultés pour faire leurs besoins. Et pour cause, il n’y a pas de toilettes.

Quelquefois, les agents de bureaux de l’annexe consentent à ouvrir, mais que de fois, indisposés, les uns et les autres sont obligés à se vider en plein air.

En dépit donc de l’infrastructure, une ancienne extension du siège mise à disposition de la DAS par l’APC, l’action sociale ne se soucie guère de ces SDF, dont elle ne rend compte de leur existence que lors des manifestations ou devant les caméras et les micros qui se tendent. Jusqu’à quand ?          

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