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Tiaret : Plaidoyer pour la création d’un centre hospitalo-universitaire

20 septembre 2020 à 10 h 17 min

«La politique dictée par le SNAT (Schéma national de l’aménagement du territoire) confère à la région de Tiaret, capitale des hauts plateaux de l’ouest, un rôle d’espace d’équilibre et la ville, d’agglomération urbaine supérieure.

C’est en substance ce qu’a écrit, un groupe de citoyens tiaretis dont certains résident à l’étranger dans une longue lettre adressée au président de la république par laquelle, ils citent les motifs devant plaider, entre autres, pour l’érection d’un centre hospitalier universitaire. Tiaret qui n’a pas rattrapé ses retards en matière de développement et en dépit des atouts indéniables qu’elle recèle a induit de l’insatisfaction de ses populations qui nourrissaient des espoirs fous et ravivés à chaque fois qu’une élection pointe ou un nouveau président arrive au-devant de la scène nationale.

Tiaret, région d’un million d’habitants qui s’étend sur un grand territoire de plus de 20 000 km2 n’a jamais autant souffert de l’absence d’un pôle sanitaire à même d’atténuer les lourdes souffrances alors qu’«elle dispose d’une infrastructure de base, de compétences et d’institutions universitaires (institut de biologie, école nationale vétérinaire, école nationale paramédicale, un CAC en cours de réalisation), disposant d’un aéroport, du passage du rail qui l’a prédispose à être un pôle sanitaire à l’égal de pas mal de régions du pays» argumente un groupe constitué d’éminences sanitaires à l’intention des pouvoirs publics centraux. La demande est forte et même le mouvement citoyen du 22 février en a fait une de ses préoccupations.

L’hôpital Youçef Damerdji, construit en 1958 pour une prise en charge régionale des malades, est devenu insuffisant, un deuxième hôpital pour la ville promis en mars 2012 par le ministre de la Santé lors du tragique accident d’autocar, qui a fait 19 morts et 30 blessés, n’a jamais connu de suite. «La construction d’un CHU reste plus une question de volonté que d’argent, car pour le faire il suffit d’adapter les structures existantes et ramener des compétences locales qui existent et qui se sont même manifestées pour s’impliquer» conclut un des rédacteurs du dossier sous le sceau de l’anonymat. «Pas moins de 50 enseignants hospitalo-universitaires de Tiaret exerçant actuellement dans différents du pays ont émis le vœu de rallier Tiaret» ajoute un de nos interlocuteurs.

La position de Tiaret, à cheval sur l’Ouest et sur le Centre, éloignée d’Oran et d’Alger en plus d’être la wilaya la plus peuplée de l’Oranie, derrière Oran et Tlemcen se doit d’avoir son pole sanitaire. «Cela va permettre de sédentariser le médecin qui pourra évoluer au moment où la saturation gagne d’autres structures du pays  alors que la population concernée avoisine les quatre millions d’habitants si l’on intègre les wilayas limitrophes.»

Mohamed Amine Deramchi, wali de Tiaret qui «ne promet rien pour le moment» dit «porter haut cette demande citoyenne» en marge de la dernière session de l’APW tenue il y a quelques jours. «La prise en charge des actes médicaux lourds nécessite un personnel médical spécialisé accompagné de l’équipement idoine, l’éloignement et la population sont des arguments suffisants et objectifs pour la réalisation d’un CHU ayant pour corollaire une faculté de Médecine», dira un autre cadre de Tiaret.

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