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Tiaret : Les travailleurs de l’Office de l’élevage équin sans salaire depuis cinq mois

26 août 2018 à 0 h 35 min

Une énième grève se profile-t-elle à l’horizon ? La réponse est oui, du moins si l’on se réfère à l’état d’esprit qui anime la centaine de travailleurs qui émargent au sein de l’ONDEEC (Office national de l’élevage équin et camelin) dont le siège est à Tiaret.

La situation semble s’exacerber ces derniers temps depuis que les travailleurs ne perçoivent plus leur salaire, et ce, depuis cinq mois, alors qu’on est aux portes de la rentrée sociale et des classes.

Des horizons pour le moins bouchés si l’on mesure le degré de détresse que manifestent les travailleurs qui, par le biais de leur section syndicale, tentent d’émettre un énième cri de détresse à l’endroit des responsables concernés, dont le ministère de l’Agriculture, plus que jamais appelés à revoir cette politique à destination du monde de l’élevage d’une manière générale, et celui lié au cheptel équin, voire camelin, dont on ne parle que très peu.

A l’origine du malaise, l’annulation par la Société des courses de la quote-part (9% provenant du produit des courses hippiques et du pari mutuel). Si autrefois la SCHPM rechignait, mais versait bon an mal an cette fameuse quote-part avec de considérables retards, aujourd’hui l’ONDEEC est au bord de l’asphyxie financière, d’autant que les prix des montes, jusque-là assurées dans les unités disséminées à travers le territoire, sont fixées par arrêté.

Plutôt une taxe dérisoire (3000 dinars par saillie) alors qu’à coté on paie rubis sur l’ongle jusqu’à 50 000 dinars. Un paradoxe, diront d’autres au fait du monde équin, alors que les institutions rattachées, dont l’ONDEEC, créée au départ en marge du 1er Salon national du cheval pour promouvoir l’activité et assister les producteurs, ne font rien pour infléchir la donne.

Les travailleurs, qui ont cru souffler quelque peu après l’injection de quelque 13 milliards, ont vite déchanté, car cette petite cagnotte n’a servi en fait qu’à honorer les dettes et assurer moins de deux années de salaires. Une masse salariale qui ne dépasse pourtant pas les 3 millions de dinars/mois.

En perspective, diront en aparté des cadres de l’office, «la résurrection ne viendra que si la tutelle consent à réviser fondamentalement cette politique vis-à-vis du monde équin» et prestement des missions dévolues à cet office. Il y a moins de deux mois, la ferme pilote d’à côté lançait un SOS, atténué du reste par l’intervention prompte des autorités locales qui répercutaient un message d’espoir aux travailleurs. Qu’en sera-t-il pour ceux de l’ONDEEC ?


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