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samedi, 08 août, 2020
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Tiaret : Le SOS d’une victime d’un accident lors d’une visite présidentielle en 2004

15 août 2018 à 10 h 02 min

Mohamed Amine, âgé de 7 ans, a été gravement blessé par une voiture qui faisait partie du cortège lors de la visite du président de la République en 2004, à Tiaret. La famille réclame des dédommagements pour la victime qui est actuellement en situation de handicap.

Le 25 janvier 2004 est une journée restée gravée dans la mémoire du jeune Mohamed Amine Aouissi, élève de 2e année primaire à l’école Abou Youssef El Kindi de Mellakou, 15 km à l’ouest de Tiaret.

Son calvaire et celui de ses parents ne furent pas en reste. Et pour cause, ce jour-là, le directeur de l’établissement scolaire, s’inscrivant dans l’euphorie générale en vogue, a fait sortir les élèves sans le consentement de leurs parents et sans qu’ils soient déclarés à la caisse d’assurance pour aller grossir les rangs devant le passage du cortège présidentiel. Un cortège qui traversa le paisible village de Mellakou à une vitesse vertigineuse, induisant le dérapage d’un véhicule appartenant à la télévision publique.

L’innocent Mohamed Amine fut violemment fauché et évacué vers le CHU d’Oran où il passa 45 jours ponctués de plusieurs opérations chirurgicales. Du coup, il perdra l’usage de la parole, sera victime d’une cécité partielle et de la perte de la motricité de ses membres inférieurs. Soutenu par la presse, son cas fut évoqué mais, mis à part un petit geste de l’«Unique», l’enfant, aujourd’hui âgé de 21 ans, fut abandonné à son triste sort.

N’ayant pas été assurée et (mal défendue?), la victime subira les contrecoups des méandres bureaucratiques. Et c’est grâce à l’aide de bienfaiteurs que Mohamed Amine s’accroche à la vie, une vie qui a déjà basculé. Certains de ses médecins n’arrivèrent même pas à s’entendre et chacun y va de sa prescription s’agissant de son incapacité physique.

Aujourd’hui, il vit dépendant de ses parents et d’une indemnité de 4000 dinars versée par l’Etat au titre de son statut d’handicapé. El Acil, une association chargée de la défense des droits des accidentés de la route que préside Meghizrou Kadaoui, a pris sur elle le devoir de porter haut son cri. «Toutes les institutions concernées, dont la Présidence, la direction générale de l’ENTV et la direction de l’éducation sont interpellées pour se pencher sur le cas de Mohamed Amine, une victime collatérale du populisme en vogue dans notre pays», fait savoir notre interlocuteur, qui pense que l’Etat devrait au moins concéder un dédommagement pour que ce jeune puisse vivre relativement bien.

«Faire sortir un enfant de 7 ans sur la route est un acte répréhensible, mais sa voix inaudible ne semble pas susciter de compassion pour l’heure», ajoute-t-il. C’est pour ces motifs que l’association El Acil a fait de ce dossier l’une de ses priorités. Ce cri de détresse sera-t-il, pour autant, entendu ?



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