Tiaret : Des militants associatifs expriment leur colère | El Watan
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vendredi, 27 novembre, 2020
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Tiaret : Des militants associatifs expriment leur colère

19 octobre 2020 à 10 h 15 min

Le conseiller du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger est certainement reparti chargé de messages forts, autres que ceux ressassés par ceux et celles qui voudraient courber l’échine pour se greffer et se repositionner aux cercles du pouvoir.

La leçon, magistrale, administrée par une grande partie de la salle, pourtant triée au volet, à l’endroit d’un cacique qui voulait imprimer sa propre lecture des faits, aura sonné le glas pour tous les opportunistes, pour l’essentiel un personnel associatif ayant constitué le socle de l’ère Bouteflika. «Qu’il sache que l’ère de la flagornerie est révolue car nous voulons réellement une Algérie nouvelle débarrassée des visages de l’ancien système», a tonné un jeune en colère.

Bien que beaucoup n’aient pas compris l’intitulé de la rencontre en versant dans les doléances aux teintures sociales, il s’en est trouvé certains qui ont replacé le débat dans son vrai contexte. Placée sous un dispositif sécuritaire impressionnant à la sortie ouest de la ville au niveau du campus universitaire de Zaaroura, la rencontre de Nazim Benramdan, avec un mouvement associatif sélectionné, a plus valu par la montagne de préjugés que nourrissent les jeunes à l’endroit des assemblées élues et de la bureaucratie administrative que de propositions concrètes devant valoir un changement dans l’approche associative.

La rencontre sur laquelle planait la révision de la constitution a été empreinte tantôt par une sérénité relative, tantôt par des cris et même de pleurs à l’exemple de cet handicapé quinquagénaire venu de la lointaine ksar Chellala sur un fauteuil conter son calvaire induit par un cancer et celui de ses semblables qui souffrent en silence en l’absence d’une politique sanitaire claire.

Tout en pleurs, il a ému la salle au point ou des secours lui ont été prodigués sur place. «Ayez de l’indulgence pour ces Algériens qui souffrent, construisez leur des hôpitaux au lieu de gigantesques mosquées», renchérit-il plein de dépit de n’avoir pris la parole que sur le tard car ceux et celles qui l’ont devancé n’ont fait que dans le zèle.

Le membre du gouvernement en verra d’autres interventions, certaines feintes de paternalisme, d’autres objectives et pertinentes, qui ne cadrent pas avec cette «démocratie participative de la société civile, premier partenaire de l’Etat», dixit Beramdane. Pour le faire «il ne faut pas voir en l’association un faire-valoir mais une entité qui volera de ses propres ailes, forte d’une assise juridique».

«A Tiaret, on en recense 2216 associations, dont 1231 communales, 85 à caractère wilayal et 93 nouvellement agréées», dira en préambule de la rencontre Mohamed Amin Deramchi, chef de l’exécutif alors qu’il venait en l’espace de quelques semaines de recevoir pour les écouter des centaines de ses représentants.

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