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Tiaret : Cité Chaib Mohamed, un quartier oublié

09 octobre 2018 à 0 h 00 min

La cité Chaib Mohamed, ex-cité Galibert, ou encore cité «El battoir», pour la génération postindépendance, reste à bien des égards un quartier populaire abandonné à son triste sort par les pouvoirs publics locaux et les différentes assemblées élues qui se sont succédé.

Et pour cause, ses habitants ou ce qu’il en reste, après une controversée opération de relogement, en sont venus à lâcher prise, dépités par cette indifférence à l’endroit d’un lieu à la fois mythique mais qui pourrait renaître à voir s’implanter des édifices publics importants et une promotion immobilière dans sa périphérie. La cité Chaib Mohamed ne dispose ni de voierie ni d’aménagements urbains à même d’atténuer les lourdes appréhensions qu’ont les citoyens en période hivernale, voire automnale. Même la route qui y mène est fortement dégradée. Des images insoutenables ont défilé d’ailleurs sur les réseaux sociaux l’année dernière quand des masures, qui n’ont pas fait l’objet de relogement bien que recensées, ont été submergées par des eaux en furie.

D’importants dégâts matériels ont alors été enregistrés. Faut-il que l’irréparable survienne pour qu’on réagisse ? Il est vrai que la cité est traversée par un affluent de l’oued Sidi Khaled, obstrué par l’implant d’habitations nouvelles en amont et en aval, qui a fait plusieurs victimes dont des décès durant les années 1970…

Mais qu’a-t-on fait depuis pour parer à d’éventuelles crues ? Peut-être la réalisation – jusque-là inachevée- d’un canal devant déverser vers la station de relevage. La situation reste préoccupante et interpelle les responsables concernés d’autant qu’aucune action n’a été retenue au profit de cette cité à la suite de la longue visite du wali à travers les dédales du chef-lieu et dans la nomenclature des opérations retenues par l’APC dans son plan d’action. Si l’on excepte l’implant d’une polyclinique à la fin des années 1970 et une agence postale récemment retapée, la cité reste ce quartier hanté alors que c’est depuis ses tréfonds que certains jeunes sont sortis crier leur colère lors des évènements douloureux d’octobre 1988 en y laissant la vie.

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