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Tiaret : 7e jour de grève à l’hôpital Youssef Damerdji

09 janvier 2019 à 9 h 05 min

Hier, à l’intérieur de l’enceinte hospitalière de l’EPH Youssef Damerdji de Tiaret, la tension est montée d’un cran. Et pour cause. Si la directrice, à la faveur de l’exécution d’un arrêt de la chambre administrative, a pu regagner son bureau, -auparavant cadenassé par des inconnus-, en présence des forces de l’ordre et d’un huissier de justice dûment mandaté, et entamer quelques missions d’urgence, les grévistes, qui rechignent à regagner leurs postes, ont commencé à scander des slogans hostiles sous la réprobation des malades et de leurs parents qui appelaient au calme et à la retenue.

Au lieu de l’apaisement, c’était plutôt l’escalade. Après l’élection de la section syndicale au pied levé, ne voilà-t-il pas que les instances syndicales viennent mettre leur grain de sel en donnant leur caution à l’entité naissante. Si l’UGTA «trouve la parade normale et entrant dans ses prérogatives», c’était la goutte qui a fait déborder le vase de l’autre côté, ce qui a fait dire à la directrice que «l’Union de wilaya voudrait l’embrasement, car je ne comprends pas comment elle s’est rangée du côté des grévistes en approuvant l’assemblée élective qu’elle venait de décrier quelques jours auparavant en se basant sur des textes de loi». Loin de l’hôpital, au niveau du service de néphrologie, la situation se corse. Sidérés par la tournure qu’ont prise les événements, des malades sont sortis crier leur ras-le-bol sur la route.

Zoubir Dahmani, le président de l’Association des dialysés, qui a pris attache avec le parquet, la DSP et divers responsables, dit «ne plus vouloir être les otages d’un conflit qui ne les concerne pas». Et d’ajouter que «les grévistes nous poussent à épouser leurs thèses et refusent de nous piquer et de nous assurer les soins». Inutile donc de décrire la situation de pourrissement entretenue par certains, qui sont venus ajouter leur grain de sel. Mme Zerrouki croit savoir que «des gens hors EPH sont venus donner de la voix aux protestataires pour la plupart des OP, des ATS auxquels se sont joints des cadres ayant eu maille à partir avec eux». De graves accusations qui devraient donner à réfléchir à l’heure où on attend de pied ferme la commission d’enquête dépêchée à partir d’Alger pour situer les responsabilités dans un conflit qui n’a que trop duré.

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