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mercredi, 13 novembre, 2019
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JSM Tiaret : M’hamed Barmati, un singulier footballeur nommé «La perle noire»

10 novembre 2019 à 8 h 24 min

Nul doute à Tiaret que feu M’hamed Barmati, ancien joueur des années 1960/70, a été un singulier footballeur, doublé d’une aura de supporter invétéré de son équipe de cœur, la JSM Tiaret.

Né le 9 août 1931 à Tiaret, sur les hauteurs de la ville au mythique quartier El Graba, actuel cité Khaldaoui Abdelwahab, l’aîné des Barmati, celui que certains intimes appelaient «La perle noire», est lui-même source de perles à l’humour décapant qui faisaient tordre de rire coéquipiers comme concitoyens.

Ce défenseur atypique, hâbleur, à la dégaine facile, mais à la voix toute aussi singulière ne passait pas inaperçu au stade comme derrière les grillages où il ne s’empêchait pas de vociférer tantôt sa colère pour une passe ou un but ratés ou pour haranguer coéquipiers comme joueurs des générations, qui ont revêtu le maillot bleu et blanc, à plus de hargne et donc fatalement à plus de mordant et de satisfaction.

Cette caractéristique distinguait l’homme et surtout son savoir-faire dans le jargon du football national durant cette époque dorée. Défenseur ayant souvent porté le numéro 4, Barmati était non seulement farceur et au tempérament trempé, mais il y mettait souvent de sa «grinta» pour pousser ses coéquipiers alors qu’il était joueur, puis supporter pour que son club de cœur se sort de situations délicates.

Une fois, il a été jusqu’à risquer un pari avec cette légende du football national, feu Ahcène Lalmas, pour le résultat du match. «C’était rare de battre le CR Belcourt (actuel CR Belouizdad) mais le onze tiareti, qui a croisé les crampons avec cette prestigieuse équipe algéroise, eut le dernier mot», se souvient encore une de ses filles, Zahia, la seule femme libraire de la ville de Tiaret et à qui on tient ces bribes de feu si M’hamed.

C’est d’ailleurs à titre posthume que nous évoquons l’homme que l’actuelle génération méconnaît. D’ailleurs, une fois sa carrière terminée à l’orée des années 1970, il passa de l’autre côté de la barrière pour camper le rôle du supporter mais pas du dirigeant, en suivant les péripéties et les soubresauts d’un club, fierté de toute une région.

Barmati qui a évolué aux côtés des Kadri, Guitoun, Mokhtari, Ali Jonquet, Mayouti, Okat, Hous, Souidi et les frères Skander, en parallèle à son sport favori, le football, a été cet artisan peintre que beaucoup connaissait à Tiaret après qu’il eut hérité du métier de chez Alberti en compagnie d’un autre de la JSMT, Ali Zelassi. Grand amateur de folklore, auquel il s’adonnait à cœur joie dans la troupe Taibia, chère au maalem feu Si Moulay et à son père Hadj Douai Abderrahmane, natif lui de Sali à Adrar. A El Graba, M’hamed a aussi appris Le Coran et eut dans sa vie familiale pas moins de 11 enfants d’un premier mariage et 7 du second.

Après sa retraite footballistique, M’hamed hanta longtemps les stades, notamment quand «Ezzerga» évoluait dans son antre durant les années fastes du football algérien, le stade municipal ou stade Aït Abderrahim Ahmed, celui-là même qui était son président de club. Une retraite paisible qu’il agrémentait de passionnantes parties de cartes et de domino en compagnie d’autres hommes de la ville, à l’exemple des frères Fellah, Derrer, Boumediène et Bekkar.

Décédé le 23 mars 2013, Barmati M’hamed repose au cimetière où il est allé rejoindre une pléiade d’autres joueurs de la ville de Sidi Khaled et de la JSM Tiaret de la belle époque, comme Krimo, Tahar, Ali Jonquet, Kharoubi dit Japon, Ould Bachir Madjid, Skander et bien d’autres de sa génération.

Amellal Fawzi


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