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lundi, 30 novembre, 2020
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Renvoi d’une lycéenne à cause de ses cheveux bouclés : Indignation à Oran

21 novembre 2020 à 10 h 02 min

La Toile DZ a été mise sens dessus dessous, ce week-end, après que les internautes aient eu vent du renvoi d’une jeune lycéenne à cause de ses cheveux bouclés.

Cette dernière, N. B., 16 ans, sportive de haut niveau, championne d’Afrique et de Méditerranée d’escrime, a été renvoyée sans ménagement de l’établissement où elle poursuit ses études, en l’occurrence le lycée Lotfi, pour la fallacieuse raison que ses cheveux ont été jugés on ne peut trop bouclés aux yeux du directeur.

Ce dernier l’a alors sommé de quitter le lycée, pour n’y revenir qu’avec les cheveux attachés, lissés ou coupés, chose impossible étant donnée que les cheveux de N. B. sont trop courts. Sa mère, que nous avons eu au téléphone, nous a expliqué les faits : «Le jeudi d’avant (12 novembre, nldr), le directeur a averti ma fille, la sommant de revenir dimanche avec les cheveux attachés ou lissés.

Dimanche matin, j’étais là-bas (au lycée), mais je n’ai pas été reçue. J’ai dit à ma fille alors de rentrer en classe. Le lendemain, lundi, elle se fait de nouveau renvoyer à cause de ses cheveux en lui demandant de ramener ses parents. J’y suis allée mercredi, le directeur était en réunion. Jeudi, j’y suis retournée, et il m’a reçue.»

Des explications furent alors données au directeur sur la nature des cheveux de la jeune N. B., qui sont naturellement bouclés. Mais ce dernier, explique notre interlocutrice, ne voulant rien savoir, a non seulement accusé la mère d’emmener sa fille chez le coiffeur pour lui faire friser les cheveux, mais pire encore, comme voulant coûte que coûte la démentir, il lui aurait fait cette curieuse requête : lui montrer une photo de la lycéenne bébé afin de vérifier si bel et bien ses cheveux étaient bouclés de nature. Pourtant, explique toujours la mère de la lycéenne, l’académie d’Oran était formelle : il n’y a rien, aucune loi qui interdit à une lycéenne ou à un lycéen d’avoir des cheveux bouclés en classe.

Comme cette affaire a éclaté quasiment en plein week-end, il nous a été impossible d’avoir la version de l’administration du lycée Lotfi, cela dit, des sources autorisées nous ont assuré que ce directeur avait bel et bien une dent contre celles et ceux, dans son lycée, dont les cheveux étaient bouclés.

Sur les réseaux sociaux, les condamnations, notamment celles des féministes, n’ont pas cessé de pleuvoir, et beaucoup de femmes, d’ailleurs, ont changé leurs photos de profil Facebook par des photos où on les voit avec des cheveux bouclés, en signe de solidarité. «Mes cheveux, j’en fais ce que je veux !» «Fière de mes cheveux», «L’arbitraire, la misogynie et la médiocrité règnent toujours en maîtres», tels étaient, entre autres, les commentaires qu’on pouvait lire sur la Toile.

Certaines d’ailleurs ont saisi cette occasion pour témoigner qu’en leur temps déjà, on convoquait les parents des jeunes collégiennes et lycéennes qui avaient les cheveux bouclés. C’est dire si le mal est profond !

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