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Oran : L’anarchie règne à Saint-Eugène

13 août 2018 à 7 h 29 min

St-Eugène est l’un des quartiers les plus emblématiques d’Oran. Il s’agit à la fois d’un quartier très populaire, au même titre que St-Pierre, El Hamri ou la cité Lescure, mais où, en même temps, l’animation ne laisse pas à désirer.

Par ses nombreux cafés, ses bistrots et ses marchés en plein air, St-Eugène se veut un quartier qui «vit» et où, pour peu qu’on s’y promène de nuit, on constate que l’animation est aussi bien assurée à des heures dites «indues».

Il s’agit aussi d’un quartier où la culture n’est pas absente grâce, notamment, au centre Pierre Claverie, qui organise, périodiquement, des conférences. Autre constat : les sportifs, femmes et hommes, ont aussi jeté leur dévolu sur ce quartier du fait qu’il est pourvu d’au moins trois salles de fitness. Enfin, on ajoute «le vent de modernité» qui a touché St-Eugène grâce au tramway qui le traverse et qui assure des haltes notamment au boulevard Colonel Benabdelrezak, à la place des Frères Moulay et au boulevard Maâlem Bentayeb.

Malheureusement, c’est justement là que le bât blesse : l’aménagement du quartier de St-Eugène, en vue de le doter de rails pour le tramway, a été conçu de telle manière que les automobilistes n’aient plus d’espace pour stationner. Le trottoir jouxte, en effet, les rails du tramway, ne laissant aux voitures qu’une mince artère pour circuler.

Et pourtant, défiant toute logique, nombre d’automobilistes, toute honte bue, n’hésitent pas à s’accaparer de l’espace réservé aux piétons et à garer leurs véhicules en plein sur le trottoir. Cela crée une situation d’anarchie car les piétons sont «poussés», ne pouvant faire autrement, à marcher sur les rails.

Cette situation peut devenir dangereuse car, souvent, lorsque le tramway approche, des piétons, téméraires, préfèrent marcher sur les rails à toute vitesse, -dépassant la file de voitures stationnées à même le trottoir-, plutôt que d’attendre le passage de la locomotive urbaine et poursuivre sereinement leur petit bonhomme de chemin.

Il s’agit là d’un casse-tête quasi inextricable, car les automobilistes disent n’avoir d’autre choix que de garer leurs véhicules à même le trottoir, sinon ils perdraient un temps précieux. Autre danger : on remarque, ici et là, depuis la rue Mohamed Boudiaf (ex-rue de Mostaganem) jusqu’à la fin de St-Eugène, de nombreuses bandes d’enfants, parfois en bas âge, s’adonner à des matchs de football improvisés en plein sur les rails du tramway. Leurs parties sont à chaque fois interrompues par le passage du tramway avant de reprendre de plus belle

. Il n’est pas question, là, de jeter la pierre à ces enfants qui jouent en ces lieux faute d’aires de jeu en bonne et due forme, à proximité de leurs maisons. En revanche, il y a de quoi interpeller les pouvoirs-publics: qu’attendent-ils pour aménager des terrains de jeu à la rue Mohamed Boudiaf et au quartier St-Eugène, à même de faire le bonheur de ces enfants et les dissuader de jouer sur les rails du tramway où il peut y avoir du danger…


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