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jeudi, 19 septembre, 2019
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Oran : La ville désertée durant l’Aïd

08 juin 2019 à 10 h 00 min

Un magasin d’alimentation générale, deux à trois pizzerias et presque autant de cafés ont ouvert le premier jour de l’Aïd dans le centre-ville d’Oran.

Mis à part un vendeur de «karan» installé à la rue des Aurès (ex-La Bastille), la rue marchande de fruits et légumes la plus fréquentée, est totalement vide, même pas l’ombre d’une baguette de pain, là où pourtant se concentrent habituellement les revendeurs de cette denrée, qui profitent de la pénurie pour doubler les prix. Il fallait attendre le lendemain pour voir apparaître quelques étals, y compris ceux des fruits et légumes.

La situation était légèrement meilleure  mercredi, mais dans l’ensemble l’ambiance à l’extérieur, c’est-à-dire en dehors des cercles familiaux, paraissait bien morose. Le transport était pourtant relativement bien assuré, notamment avec le tramway, qui n’a pas diminué la fréquence de passage des rames.

«J’ai travaillé toutes les nuits durant le mois de Ramadhan et l’idée d’ouvrir mon café le matin de l’Aïd est impensable pour moi», explique un cafetier du centre-ville. Les rares cafés ouverts sont bondés, preuve que la clientèle existe. Il s’agit principalement de cafés qui disposent d’une terrasse.

Le plaisir de pouvoir enfin prendre son café le matin et en plein air est exprimé par beaucoup de clients. En général, l’obligation exigeant des commerçants de tenir des permanences pour des occasions comme celles-ci n’est pas toujours respectée et cet Aïd ne fait pas exception à la règle. Ce qui est à craindre c’est que la situation perdure au-delà de ces deux jours fériés.

Pourtant, dans un passé pas très lointain, l’ambiance durant les jours de l’Aïd était nettement meilleure. «Notre bonheur quand nous étions enfants était, avec l’argent de poche que nous donnaient nos proches comme le veut la tradition, d’aller au cinéma voir des films d’aventures programmés, notamment au cinéma l’Idéal qui est devenu El Ousfour avant de disparaître complètement», se remémore un quadragénaire.

L’Aïd faisait aussi le bonheur des labos photos qui, le temps d’une pose, immortalisaient ces moments de fête, souvent en famille, mais en tout cas toujours avec les enfants.

«La démocratisation du smartphone et de la numérisation a complètement chamboulé les habitudes et la photographie est devenue tellement banale qu’on n’y pense même pas aujourd’hui», explique un photographe, peut-être le seul à avoir ouvert son magasin, mais seulement pour d’éventuels tirages papiers et encore !

La seule animation qui reste aujourd’hui, en dehors du manège, consiste en de petites balades à cheval du côté de la place du 1er Novembre.       


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