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Oran : De l’urgence de poursuivre les travaux de réhabilitation du centre-ville

02 juin 2020 à 9 h 29 min

Dans la journée de samedi dernier, un effondrement des escaliers d’un immeuble situé sur la rue Larbi Ben M’hidi a causé des blessures à un homme d’une cinquantaine d’années et un état de choc pour deux autres personnes, tous évacués vers le CHU par les éléments de la Protection civile dépêchée sur les lieux.

Ces mêmes services ont dû utiliser leurs échelles pour faire descendre les habitants qui se sont retrouvés bloqués dans les étages supérieurs. Nous sommes en plein centre-ville et ce genre d’incidents touchant notamment les escaliers, les parties les plus fragiles de ces constructions datant de la période coloniale n’est pas nouveau.

En effet, plusieurs cas similaires ont été signalés dans le temps, à commencer par la zone des Arcades de la même rue, le Boulevard Emir Abdelkader ou alors la rue Mostaganem, plus récemment. Des incidents qui n’ont heureusement pas fait de victimes mais qui ont poussé les habitants à protester en perturbant la circulation du tramway.

Néanmoins, le fait qui mérite d’être relevé c’est que la situation a toujours été considérée plus préoccupante dans les quartiers plus anciens de la périphérie immédiate de l’actuel centre-ville tels Sidi El Houri, Ed-Derb, etc. où effectivement des évacuations complètes ont eu lieu et des bâtisses ont été fermées ou même démolies pour certaines.

En fonction des moyens dont il disposait à l’époque, vers la fin des années 1990, l’OPGI a entrepris la réhabilitation de plusieurs immeubles pour les récupérer et les rendre soit à usage de bureaux à l’instar du siège de sa direction sur la place Kleber à Sidi El Houari, soit à usage d’habitations requalifiées en petits appartements comme sur la rue Zurich (Ed-Derb) ou en plein cœur du quartier Yaghmoracen (ex-Saint Pierre).

Ce n’est que quelques années plus tard, vers la fin des années 2000, qu’un projet d’envergure a été initié mais pour concerner cette fois l’actuel centre-ville avec des travaux de réhabilitation effectués également parfois par des entreprises étrangères, espagnoles et italiennes notamment. C’est le cas sur le boulevard Maata Mohamed Lahbib, sur la rue Khemisti et aussi sur la rue Larbi Ben M’hidi.

En tout, 600 immeubles (pour un budget global de 2,5 milliards de DA) ont été retenus dans ce cadre et, jusqu’à une date relativement récente, les projets dont les budgets étaient déjà dégagés étaient toujours en cours au moment de la crise financière vécue en Algérie. 35 projets initiés sous la direction de l’OPGI ont été réceptionnés il y a un peu plus d’une année.

Une cinquantaine a été réceptionnée auparavant. Cependant, la tâche semble difficile vu le contexte économique lié à la chute des prix des hydrocarbures, mais surtout le nombre d’immeubles théoriquement concernés par ce genre d’opérations touchant justement, en plus de l’étanchéité et des façades, les parties communes, dont les escaliers qui s’avèrent être les parties les plus vulnérables.



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