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Malgré un contexte sanitaire et économique difficile : La culture résiste à Oran !

23 décembre 2021 à 10 h 05 min

Depuis le dernier déconfinement, remontant au début du mois de septembre, les événements culturels dans la ville d’Oran n’ont eu de cesse à se multiplier, attirant à chaque fois un public nombreux tant on dirait que les gens, blasés par deux années de crise sanitaire, sont mus par une volonté de profiter au maximum, entre deux vagues, des semaines de répit qui leur sont impartis pour se «gaver» de culture.

Il ne se passe pas, en effet, une semaine sans que plusieurs évènements culturels soient programmés à Oran et se déroulant souvent à guichet fermé.

Le théâtre régional Abdelkader Alloula, ce prestigieux opéra datant de l’ère coloniale et situé à la place du 1er Nombre 1954, en est la preuve patente : en plus du café littéraire qu’il organise tous les samedis après-midi, -attirant à chaque fois une centaine de personnes au bas mot-, le théâtre a abrité, rien que pour ce mois de décembre, plusieurs spectacles de haute facture parmi lesquels on compte la soirée flamenco, le 5 décembre dernier, en collaboration avec l’Institut Cervantès, la troupe humoristique les Drôle Madaire, spécialisée dans l’art de l’improvisation, ou encore, tout dernièrement, Message intemporel, un spectacle musical envoûtant de l’artiste musicien Khalil Baba Ahmed et son ensemble. A chacun de ces événements, le théâtre a affiché complet.

Il ne se passe pas une semaine sans que plusieurs événements culturels soient programmés à Oran et qui se déroulent souvent à guichets fermés.

A l’autre bout de la ville, dans le quartier de l’USTO, il existe une autre structure culturelle, en l’occurrence le Théâtre de la fourmi, inaugurée il y a moins d’un an de cela, et qui organise, les jeudis, vendredis et samedis, des spectacles de haute volée.

Aujourd’hui par exemple, ce théâtre de poche, ne pouvant contenir plus de cent places, abrite, à partir de 17h, la pièce El Kheich wal khiyacha tandis que samedi prochain, toujours au même horaire, Presque humain, un show de magie et de mentalisme sera proposé au public par l’artiste M. Perors.

Le théâtre de la fourmi abrite également des concerts musicaux, comme ce fut le cas la semaine dernière avec le spectacle de Walid Smoke (venu spécialement de Constantine pour l’évènement) et Reverse Band.

La comédienne Meriouma y a également joué son one-woman-show et le succès était tel qu’elle l’a joué à guichet fermé. Un autre espace culturel a ouvert ses portes à Oran durant cette année 2021, à savoir le centre d’art El Yasmine, situé à Es Seddikia et en plus d’avoir été à l’origine d’un mini Salon du livre d’Oran la fin d’octobre dernier, cet espace abrite tous les samedis des cafés littéraires en présence d’auteurs venus dédicacer leur dernière œuvre.

Samedi prochain, le centre d’art El Yasmine inaugurera son espace théâtre par le monologue du comédien Samir Bouanani Moutazawij fi otla, et autant dire qu’il affiche d’ores et déjà complet. Autre évènement culturel qui a marqué ce mois de décembre est la projection, à l’Institut Français d’Oran, du film Leur Algérie et cela en présence de la réalisatrice, Lina Soualem. Une avant-première à Oran qui a attiré un public nombreux de cinéphiles et cela bien que la projection ait coïncidé, à quelque demi-heure près, d’un match important de l’équipe d’Algérie au Qatar.

Le cinéma Es-Saada (ex-Colisée) pour sa part a abrité les 18 et 19 décembre dernier, la pièce Khatini qui fait allusion au hirak -et qui a déjà joué, on s’en souvient, en mars 2020 à quelques jours du premier confinement en Algérie-, alors que la cinémathèque d’Oran a accueilli, le début du mois, la semaine du court-métrage, avec la projection de plusieurs films de cinéastes algériens.

Enfin, depuis samedi dernier, Oran abrite, en plusieurs endroits disséminés ici et là, les journées littéraires dédiées au regretté Hadj Miliani. Au menu : des tables rondes, des rencontres, des ateliers d’écriture ainsi qu’une balade patrimoniale qui aura lieu, ce vendredi, dans les dédales du vieil-Oran, en l’occurrence Sidi El Houari, quartier où feu Hadj Miliani a passé son enfance.

Pour ce qui est du 7e art, notons que le premier multiplexe de la ville d’Oran, Ciné Gold, devra être fonctionnel ses prochains jours avec à la clef trois salles se voulant «aux normes techniques internationales» qui proposeront une programmation en synchrone avec les salles européennes, notamment les derniers Spiderman et Matrix.

Si l’engouement du public pour les sorties culturelles semble être une réalité, force est d’admettre que le contexte sanitaire, à fortiori maintenant où la quatrième vague bat son plein, ne s’y prête pas. Aussi, les gestes barrière doivent coûte que coûte primer. «On sent que les gens ont peur, nous confie-t-on.

Lorsqu’ils vont voir un spectacle, ils ne se départissent jamais de leur masque et mettent du gel sur les mains, évitent les embrassades et les accolades».

Il ne reste plus qu’à espérer que les chiffres journaliers des nouveaux cas de contaminations connaissent, à l’avenir, une tendance baissière avant qu’un nouveau confinement vienne tout fermer.


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