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mercredi, 13 novembre, 2019
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9e congrès de pneumologie de l’EHU d’Oran

Les urgences respiratoires comme thématique d’actualité

07 novembre 2019 à 9 h 00 min

Un nouveau traitement pour la prise en charge de l’asthme sévère sera bientôt introduit en Algérie, celui-ci a été «mis sur le marché international il y a une dizaine d’années et il s’est avéré efficace», a indiqué le Pr Salah Lellou, du comité d’organisation du 9e congrès de pneumologie de l’EHU.

Il s’est exprimé en marge de la rencontre de deux jours, qui se tient les 6 et 7 novembre, au bloc pédagogique de l’établissement. L’intérêt étant de favoriser les traitements efficaces et rapides plutôt que ceux étalés dans le temps, car non seulement coûteux mais présentant aussi des risques de complication.

Les thèmes du congrès sont choisis en fonction de l’actualité dans le domaine de la santé et, pour cette édition, ce sont les urgences respiratoires englobant plusieurs pathologies (asthme, BPCO, embolies pulmonaires, etc.) qui sont mises en avant. Une manière pour l’EHU de contribuer à résoudre les problèmes qui se posent aux UMC, mais la rencontre concerne autant les généralistes que les spécialistes. «Les médecins des régions de l’intérieur du pays peuvent ainsi nous aider à éviter les évacuations systématiques vers les grands centres universitaires avec tous les risques de complication que peuvent engendrer les longs trajets», ajoute le même professeur précisant que des experts internationaux ont été également invités pour apporter leur expérience dans ce domaine.

Parmi les intervenants, le Pr Douagui d’Alger déplore le fait qu’il n’existe qu’une seule unité d’allergologie en Algérie et suggère d’en créer d’autres à travers le territoire national. «Nous avons commencé en 2006 et nous avons été formés et aujourd’hui nous sommes disponibles pour former les gens», assure-t-il. Son constat est que pour ce qui est de l’allergologie, le diplôme et la spécialité n’existent pas. Pour lui, «il faut se battre pour que d’ici 5 ans ou 10 ans il y ait une spécialité allergologie et même un service allergologie».

Il se base sur les statistiques de l’OMS qui stipulent qu’en 2050 un citoyen sur deux sera allergique et sur l’expérience française où on a attendu 40 ans pour résoudre cette problématique en formant depuis 2017 des internes en allergologie. Les problèmes respiratoires sont dus à des facteurs génétiques ou environnementaux (la pollution de l’air) mais le tabac en est un des facteurs les plus importants. La BPCO due au tabac représente, selon les chiffres communiqués, 90% des cas traités. La prise en charge des exacerbations et les surinfections des cas qui exigent des traitements en urgence a donné lieu à plusieurs interventions et c’est là qu’entrent en ligne de compte les nouveaux médicaments et les mises à jour annuelles des traitements.

Mais c’est la prévention qui reste le moyen le plus efficace, car on s’accorde à dire que «quand la pathologie est prise en charge à temps, les complications peuvent être réduites de manière remarquable et quand les traitements sont bien pris les urgences sont espacées». La prévention concerne également la lutte contre le tabagisme. Du ministère de la Santé, l’épidémiologiste Youcef Terfani a présenté les résultats de l’enquête menée dans le cadre de la surveillance de la consommation du tabac en Algérie.

Il estime à 5,5% le taux de fumeurs au sein de la population âgée entre 18 et 59 ans. D’où pour lui la nécessité d’engager des campagnes de sensibilisation choquantes pour, d’un côté inciter les fumeurs à arrêter et, de l’autre, et c’est encore plus important, de prévenir des dangers du tabagisme passif également révélé par l’enquête. «Réglementairement, il est interdit de fumer dans les lieux publics mais ce n’est pas appliqué partout, bien que la nouvelle loi de la santé prévoit des amendes allant de 2000 à 3000 DA à l’encontre des contrevenants», indique-t-il.

L’augmentation du prix du paquet de cigarettes reste un des moyens de dissuasion avec l’instauration des taxes. En l’espace de 3 ans, le prix a effectivement doublé, passant de 150 à 300 DA pour une certaine marque. L’enquête révèle que près de 1,5 milliard de paquets de cigarettes sont produits annuellement en Algérie. Sur chaque paquet, 11 DA sont prélevés pour alimenter le fonds urgences (9 DA) et le fonds cancer (2 DA). A propos de tabac, l’EHU a été le premier à lancer le concept d’«hôpital non fumeur» qui a été suivi par la suite par d’autres établissements. Notons enfin qu’une nouvelle association (agréée il y a deux mois), dénommée Association oranaise pour la santé respiratoire (AOSR), a commencé à activer pour apporter sa contribution dans le domaine de la santé. 


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