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mardi, 25 septembre, 2018
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L’établissement anticancéreux de Misserghine fait face à un problème : l’incinération des déchets. Depuis octobre dernier, le centre est en travaux de réhabilitation. Les patients se plaignent de l’odeur nauséabonde de la fumée causée par les incinérations de différentes sortes de déchets sur l’espace vert qui se trouve à l’arrière du service de pédiatrie et du parking.

Les malades se plaignent de l’incinération des déchet

14 avril 2015 à 10 h 00 min

Le directeur, M. Abed Mohamed, a affirmé à cet effet que: «Quotidiennement, il y a des rotations de camions. Pour les déchets, l’établissement est conventionné avec l’entreprise Oran Propreté. Mais on éprouve  des difficultés énormes. L’après-midi, ces déchets ne seront plus là car l’entreprise privée chargée du nettoyage passe généralement vers 18h. En ce qui concerne les déchets du chantier, chaque entrepreneur débarrassent ses déchets». Quant à l’existence des produits tranchants ainsi que la fumée, le responsable de l’établissement nous dira: «Tout ce qui est tranchant, vous le trouverez dans des sachets et des bidons jaunes.

On les brule dans un endroit homologué à Hassi Bounif». Face à ces problèmes d’atteintes multiples à l’environnement et la santé des patients, qu’attend ce centre pour se doter d’un incinérateur conformément aux recommandations du département de l’environnement? Ce dernier exige que chaque structure médicale de grande envergure se dote d’un équipement pour le traitement des déchets hospitaliers au lieu de jeter les détritus dans la nature où dans les décharges sauvages.

Ce centre dispose d’un service de pédiatrie doté d’une capacité d’accueil estimée entre 200 et 250 patients par jour. Certains viennent pour un contrôle médical, d’autres pour un traitement ou pour une hospitalisation. Le centre de pédiatrie est un service à vocation nationale où les patients viennent de toutes les régions du pays.

Pour faire face à ce flux, une opération de réhabilitation pour augmenter la capacité à 24 lits a été lancée en fin d’année 2014, en plus des travaux de restauration pour stopper les infiltrations des eaux au niveau des plafonds et des correctifs dans certains murs qui s’effritent. Le centre accueille des travaux depuis la fin 2014 pour une durée de huit mois. «On est en train de réhabiliter l’établissement dans le cadre d’un marché établi entre une entreprise et la DSP d’Oran, pour un délai de 8 mois à partir du mois d’octobre dernier.

La fin des travaux est prévue pour le mois de mai afin de livrer la structure», affirme le directeur de l’établissement ABED Mohamed. «Les travaux avancent très bien avec un rythme bien soutenu. En principe, l’unité sera prête durant le mois de mai», poursuit-il.


Pénurie de plaquettes de sang


Lors de notre visite, nous avons constaté que ce centre est en plein chantier dont l’avancement est remarquable. Par contre, ces travaux sont effectués en présence des patients, ce qui gène énormément leurs prise en charge. Certains parents venus rendre visite à leurs enfants s’en plaignent. Malgré la poussière et les différents bruits du chantier, l’établissement continue à recevoir les malades à l’intérieur par manque d’espace. Une parente de patient nous confie que le problème qui se posse au niveau du service est le manque de place. «Quand on vient ici, on nous demande d’aller ailleurs. On n’est pas stable», ajoute-t-elle.

Une autre parente venue de Ouargla avec sa fillette nous dira: «On a le traitement à faire durant 4 jours par semaine. Puis, on part à l’hôtel pour les 3 jours qui restent. La semaine d’après, on vient une journée et on repart à l’hôtel, et au moment où on revient pour les 4 jours d’hospitalisation, on ne trouve plus de place.

On vit comme des nomades depuis 3 mois et demi par faute de place». En ce qui concerne le suivi, notre interlocutrice ajoutera : «Il ne nous manque rien au niveau de la prise en change. Ils prennent bien soin de nos enfants, ils font leur travail correctement». «Notre souci majeur est le manque de place et d’espace. Il existe des chambres entre 3 et 5 lits.

Par contre, la notre en contient bien plus, un box de huit lits pour 8 malades ainsi que les gardes malades, c’est le seul point négatif du centre», nous dira une parente originaire de Béchar. Lors de la visite du ministre de la Santé et de la Population, Abdelmalek  Boudiaf, en décembre dernier, des mesures ont été prises afin d’améliorer les délais de rendez-vous et de palier le manque de médicaments. Le directeur de l’établissement nous dira à ce sujet : «Les durées de rendez-vous sont plus courtes qu’avant, avec une heure de rendez-vous fixe avec un planning organisé.

Depuis le début de l’année, les délais d’attente sont généralement d’une durée maximum de 20 à 30 minutes». En ce qui concerne la rupture des médicaments, notre interlocuteur nous dira: «Depuis deux ans pratiquement, ce problème ne se pose plus. On a toujours un stock de réserve pour gérer un mois à un mois et demi le temps d’être livré.

C’est des perturbations dans la livraison. Au niveau de notre service, nous disposons de quoi traiter dans l’urgence les malades. On passe la commande de médicament approximativement deux à trois mois avant la fin du stock afin d’éviter d’être en rupture». Une fillette de 10 ans hospitalisée déclare: «Je suis sous traitement depuis une année. A ce jour, je n’ai jamais eu de problèmes de médicaments. Une fois que les places se libèrent, je me fais soigner dans les temps». La majorité des patients sont satisfaits de la qualité des soins, le seul souci est le manque de plaquettes de sang et les globules blancs, ce qui inquiètent les malades et leurs proches.  


 

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