les Commerces à Oran pendant les fêtes : Permanences assurées, mais fermetures après l’Aïd... | El Watan
toggle menu
jeudi, 24 septembre, 2020
  • thumbnail of elwatan07092020





les Commerces à Oran pendant les fêtes : Permanences assurées, mais fermetures après l’Aïd…

05 août 2020 à 9 h 31 min

Il faudrait sans doute s’y faire à l’idée qu’en général, à Oran, l’Aïd dure une semaine et les autorités devraient même changer de stratégie dans leur effort d’imposer et de faire appliquer le programme des permanences auprès des commerçants. En effet, jusque-là concentrée sur les jours de fête, cette opération est un succès relatif.

Répétée chaque année, celle-ci a réellement fait en sorte que beaucoup de commerçants acceptent désormais plus facilement de s’acquitter de cette obligation, même si parfois c’est par peur des sanctions éventuelles. Cependant, le problème concerne les fermetures qui s’opèrent les jours suivants et ce phénomène est récurrent depuis maintenant plusieurs années.

Le Syndicat des commerçants (UGCA) n’a sans doute pas tort d’annoncer que le programme des permanences a été suivi à 100% durant l’Aïd et que des équipes entières de la direction du commerce ont été mobilisées pour veiller à ce que les directives soient appliquées. Seulement, nous sommes bien dans l’après-Aïd, mais de longues files d’attente se forment toujours et sous un soleil de plomb devant les quelques boulangeries ouvertes cette semaine.

C’était le cas, lundi, en plein milieu de la journée sur le trottoir attenant à cette boulangerie située à l’angle d’une ruelle près de la place du 1er Novembre, mais c’était aussi le cas plus loin sur la rue Khemisti et face au square, devant une boulangerie qui, elle par contre, ouvre habituellement durant les fêtes. «Moi je travaille aussi les jours de l’Aïd, et c’est une habitude chez nous, c’est-à-dire que cela n’a rien à voir avec l’obligation de respecter les permanences», déclare fièrement un des gestionnaires de cet établissement, réputé pour la qualité de ses produits mais qui, à l’occasion, peine à satisfaire une demande accrue ce jour-là et probablement tous les jours suivants de la semaine après l’Aïd.

Même constat chez les gestionnaires de pizzerias et de fast-foods qui, spécialement cette année, ont pourtant souffert des effets de la pandémie avec une fermeture qui a duré plusieurs semaines. Les gérants de cette pâtisserie (sucré-salé) située sous les arcades de la rue Larbi Ben M’hidi, habituellement fréquentée aussi par les employés des entreprises de services alentours ont le mérite d’être clairs. «A l’occasion de la fête de l’Aïd, notre établissement est fermé du 30 juillet au 7 août», ont-ils noté sur une affichette apposée sur la devanture. Le contenu de cette annonce n’est pas exceptionnel car beaucoup d’autres commerces de consommation adoptent la même stratégie de rester fermés une semaine entière.

Néanmoins, comme coupe-faim, les clients peuvent toujours se rabattre sur le «tchimbo», autre qualificatif local de la figue de Barbarie proposée par plusieurs vendeurs sur les trottoirs de la ville à seulement 10 DA la pièce.



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!