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mercredi, 23 septembre, 2020
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Violences faites aux femmes : Des chiffres inquiétants

28 novembre 2018 à 10 h 04 min

Les informations sur les rapts, les viols et les drames, dont sont victimes des femmes et des filles, tombent au quotidien. Les associations tirent la sonnette d’alarme.

Rien que pour la wilaya d’Oran, la direction de la santé fait état de chiffres effrayants et en augmentation continue d’une année à l’autre. 875 cas de violences en 2015, 1181 cas en 2016, 1227 en 2017 et 1237 en 2018 (chiffre arrêté au 3e trimestre).

A l’occasion du mois contre les violences faites aux femmes, l’association Action, promotion sociale, sportive et culturelle Chougrani (Aprosch) d’Oran a clôturé le projet SWT DZ, qui a vu naître, entre autres, l’organisation d’une campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes et pour les droits de santé reproductive au niveau des wilayas de la région Nord-Ouest (Oran, Mostaganem, Relizane, Tiaret, Sidi Bel Abbès, Tlemcen, AïnTémouchent, Mascara et Saïda). Elle s’est exprimée pour l’occasion dans un communiqué avec des mots forts qui ne laissent personne insensible.

C’est ainsi que des bilans faisant état de la situation sont dévoilés et des chiffres souvent ahurissants sont avancés par les différents acteurs. Tant mieux d’ailleurs, car ce sujet épineux ne relève plus de la sphère des tabous. Pour Aprosch, «l’éradication des violences faites aux femmes passe forcément par l’éducation des jeunes femmes et hommes au respect de l’autre et à l’égalité en droits entre les hommes et les femmes, car l’éducation est un outil fondamental pour que notre société puisse se débarrasser de toutes formes d’inégalité et de domination des uns par rapport aux autres».

«Les femmes et jeunes filles rencontrées à travers nos activités témoignent des violences dont elles sont victimes au quotidien, du harcèlement en milieu scolaire et professionnel au viol, passant par les violences conjugales et autres», nous dit Djamila Hamitou, membre de l’association Aprosch.

«La violence faite aux femmes continue d’être banalisée, justifiée et diluée dans le phénomène de la violence globale, alors que, fondamentalement, elle est la conséquence d’une construction sociale de domination masculine qui infériorise les femmes dans le milieu professionnel, public, social et privé, de même que nous affirmons que c’est un déni de droit de la personne humaine», poursuit-elle.

Aprosch lancera une nouvelle action de sensibilisation contre les violences faites aux femmes intitulée «Voix de femmes algériennes», le 2 décembre prochain à 15h au Théâtre régional d’Oran.                     



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