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Covid-19 : A Oran, on reprend les vieux réflexes

22 novembre 2020 à 9 h 42 min

Après une période de répit, qui aura duré près de trois mois, voilà que les Oranais renouent avec les vieux réflexes qui ont prévalu les premières semaines de la pandémie : port du masque, gestes barrières, confinement partiel, et toutes les mesures à même de freiner un tant soit peu la propagation du virus.

Il faut savoir que depuis le 1er novembre jusqu’au mardi dernier, soit en l’espace de 17 jours seulement, la wilaya d’Oran a enregistré pas moins de 1322 nouveaux cas et déploré 31 décès.

A Placetta, le marché populaire du quartier Saint-Pierre, plusieurs commerçants ont de nouveau placé leurs étals réfrigérés à l’entrée de leur magasin, une manière de signifier que tout achat se fera désormais au seuil du magasin, sans que le client n’y pénètre.

Une manière de ne pas favoriser les attroupements dans l’enceinte du commerce, et par là même, ne pas permettre au virus de circuler davantage. Les commerçants, qui avaient l’habitude d’étaler leurs marchandises à M’dina J’dida, -cet immense quartier populaire contenant toutes sortes de friperies, notamment le fameux «souk el ketane»-, ont été sommés par les pouvoirs-publics de suspendre leurs activités pour au moins 15 jours. De façon périodique, mais néanmoins régulière, ces mêmes pouvoirs-publics s’attellent, comme au mois de mars et au mois d’avril dernier, à désinfecter quartiers et communes, à grands coups de jets d’eaux javellisées.

Cependant, le marché des Aurès (ex-la Bastille), qui s’apparente à une longue rue piétonne débutant à la place du Maghreb pour se terminer, quelques encablures plus loin, au niveau du consulat d’Espagne, l’affluence des chalands n’a pas baissé d’un iota, et les nombreuses étals, placés en file indienne, n’ont pas été enlevés. Pourtant, lors du premier confinement, sans aller jusqu’à la fermeture de cette rue aux passants, la voie principale a été dégagée afin de permettre aux acheteurs de faire leurs emplettes sans être accolés les uns aux autres.

D’ailleurs, il eut été salutaire, aux yeux de beaucoup, de tirer profit du confinement pour redorer le blason à cette rue piétonne, en la réhabilitant en bonne et due forme, mais ceci est un autre sujet ! Si, avec ces nouvelles mesures, «un air de déjà vu» prédomine chez les Oranais, il faut admettre que le confinement partiel, cette fois-ci, est bien plus souple que celui du printemps dernier où le centre-ville était quasi-désert. Les cafés, restaurants et autres fast-foods ont loisir d’ouvrir jusqu’à 15h, à condition de ne procéder qu’à la vente à emporter.

Certains s’y accommodent, d’autres, en revanche, éprouvent plus de difficultés : «On vit très mal ce reconfinement, nous explique le gérant d’un restaurant trois étoiles. Je sais que c’est pour la bonne cause, mais il est très difficile, vous savez, à un restaurant 3 étoiles de subsister avec la vente à emporter. C’est bon pour les fast-foods et les cafétérias, mais généralement, rares sont ceux qui commandent un plat à emporter chez un restaurant 3 étoiles. J’espère que ce cauchemar sera bientôt derrière nous !»

Autre constat, à 18h, heure, en temps normale, où les cafés sont bondés, on s’était aperçu que plusieurs petites bandes se formaient ça et là, notamment à proximité desdits cafés, créant une ambiance de ville spécifique à celle du confinement. «Que voulez-vous, les vieilles habitudes ont la peau dure. Il m’est pénible de devoir rester à la maison après le travail. On nous a fermés les cafés, et je ne m’en plains pas, car je sais que c’est pour la bonne cause, mais je continue néanmoins à voir mes copains, quitte à rester debout sur le trottoir à papoter avec le port du masque qui est de rigueur», explique un habitant du centre-ville.

Un autre abonde en ce sens : «les mois de septembre et d’octobre ont été une petite bouffé d’air pour nous. Je reconnais d’ailleurs qu’on s’est complètement relâchés au point de vivre comme si de rien n’était. La deuxième vague est venue se rappeler à notre bon souvenir. Mais vous savez, la fameuse chanson qui dit ‘il me semble que la misère serait moins pénible au soleil’, je pense qu’elle sied parfaitement à notre situation : j’ai l’impression d’avoir mieux vécu le premier confinement qui a eu lieu au printemps que celui-ci. J’espère qu’on pourra bientôt reprendre le cours normal de notre vie, débarrassé pour de bon de ce maudit virus».

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