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Mascara : Marche de solidarité avec Hadj Gharmoul

03 avril 2019 à 8 h 00 min

Hier, de nombreux citoyens et militants de différentes organisations ont marché dans les rues de la ville de Mascara en signe de solidarité avec le jeune Hadj Gharmoul, membre du Comité national de défense des droits des chômeurs, en prison depuis sa comparution immédiate devant le tribunal de Mascara, le 29 janvier dernier.

Tout le long de la marche, entamée de la place Emir Abdelkader et terminée par un sit-in devant la cour de justice, les manifestants, des proches et amis du jeune Gharmoul ainsi que de nombreux activistes, dont plusieurs sont venus des wilayas de Ouargla, Oran, Mostaganem et Sidi Bel Abbès, ont brandi des feuilles de papier sur lesquelles on pouvait lire «Libérez Hadj Gharmoul», «Manifester n’est pas un crime» et «Le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Constitution».

Selon le leader de la Coordination national de défense des droits des chômeurs (CNDDC), Tahar Belabès, la marche de protestation a été décidée pour «dénoncer la décision de transférer le jeune Gharmoul vers le centre de détention de Reggane, à Adrar.

Cette décision confirme que la condamnation de notre collègue est purement politique». Et d’ajouter : «Gharmoul a été incarcéré en janvier, avant le soulèvement populaire. Et ceux qui ont ordonné sa détention, après avoir exprimé son refus pour le 5e mandat de Bouteflika, tentaient d’instrumentaliser notre organisation à des fins politiques et claniques.»

De son côté, Lamia, une jeune activiste venue d’Oran, a insisté sur la nécessité «d’annuler les lois interdisant les rassemblements et les manifestations». Parmi les manifestants était également présent l’enfant du jeune Gharmoul, en l’occurrence Zakaria (5 ans), qui réclamait la libération pure et simple de son père, condamné à six mois de prison ferme et 30 000 DA d’amende pour les chefs d’inculpation d’«outrage à un corps constitué» et «délit d’ivresse publique».

Le jeune Hadj, rappelons-le, âgé de 37 ans, père de deux enfants et chômeur de son état, a été arrêté par des policiers quelques jours après avoir exprimé son refus d’un 5e mandat du président Bouteflika. Sur une photo publiée sur Facebook, Hadj Gharmoul et Rezouane Kada, deux jeunes de la localité de Tizi, brandissaient une pancarte sur laquelle on pouvait lire «Non à un 5e mandat».

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