Sidi Bel Abbès : Le centre des enfants inadaptés mentaux en difficulté | El Watan
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Sidi Bel Abbès : Le centre des enfants inadaptés mentaux en difficulté

04 janvier 2021 à 9 h 54 min

Le centre EN-Niaama d’aide aux enfants et adolescents inadaptés mentaux, sis à Sidi Bel Abbès, traverse une situation des plus difficiles que la pandémie du coronavirus n’a fait qu’aggraver.

Contraint de fermer ses portes durant plusieurs mois, tout en maintenant ses effectifs (27 salariés), le centre s’est retrouvé en situation de cessation de paiement à la reprise des cours, fin octobre dernier. Pour alerter l’opinion publique sur la situation difficile qu’endure cette frange d’enfants en difficulté, le personnel a récemment observé un rassemblement de protestation devant le siège du centre. «Malgré le peu de moyens disponibles, nous arrivions à faire fonctionner le centre, plus ou moins convenablement depuis 30 années.

Mais avec la pandémie, la situation s’est dégradée», explique le Dr Benhaouidga, membre actif de l’association éponyme. Selon lui, le personnel rémunéré par la CNAS à la demi-journée (journées ouvrables) sur la base d’une convention, n’a pas été payé durant 8 mois. Cette convention permet, dit-il, de couvrir en partie une masse salariale d’une moyenne de 1 million de dinars par mois.

Du fait du statut d’assurés sociaux des 120 enfants scolarisés au centre EN-Niaama, ladite convention constitue un apport non négligeable et permet de préserver les postes de travail des éducateurs et de l’équipe psychopédagogique en charge du suivi des enfants inadaptés mentaux. «Le centre a subi un déséquilibre financier après la suspension des versements de la CNAS.

Ce n’est qu’à compter de la dernière semaine du mois d’octobre que le payement du personnel a été débloqué», précise notre interlocuteur, affirmant que le fonctionnement minimal du centre n’a pu être assuré que grâce aux apports des donateurs. «Il faut savoir que 30% du budget du centre EN-Niaama sont assurés par des donateurs de la ville», ajoute-t-il

. Selon les responsables de l’association EN-Niaama , les pouvoirs-publics ont été saisis à l’effet d’aider le centre au même titre que les autres secteurs affectés par la pandémie. «Nous avons déposé tout un dossier au niveau de la Direction de l’administration locale (DAL) et nous attendons toujours une réponse», signale le Dr Benhaouidga. «Je lance un appel pressant aux responsables locaux et ceux du ministère de la solidarité pour venir en aide à ces enfants en difficultés pour éviter les décrochages scolaires», poursuit-il. Il y a lieu de rappeler que le centre EN-Niaama a ouvert ses portes en avril 1989 avec une capacité initiale de 60 enfants environ. Parmi ses objectifs, le centre tend à dispenser aux enfants inadaptés mentaux une éducation spécialisée axée sur l’acquisition des comportements nécessaires à l’autonomie, les apprentissages de la vie quotidienne et sociale ainsi que le développement optimum des capacités intellectuelles de l’enfant.

Les avantages de ce type de structures, note le Dr Benhaouidga, est de maintenir l’enfant intégré au sein de sa famille en dehors de ses heures de présence au centre, ce qui offre des avantages précieux sur les plans affectif et éducatif. «La vie dans une structure spécialisée apporte une dimension sécurisante pour l’enfant. La famille est en contact quotidien avec l’équipe psychopédagogique et se trouve ainsi impliquée dans la prise en charge de l’enfant», affirme-t-il. Outre le travail d’éducation spécialisée entamé dans le centre, les enfants scolarisés ont la possibilité de suivre des activités variées visant le préapprentissage socioprofessionnel et l’insertion en atelier de formation professionnelle adaptée.


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