Sidi Bel Abbès : L’aérodrome à l’abandon | El Watan
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Sidi Bel Abbès : L’aérodrome à l’abandon

05 octobre 2019 à 9 h 00 min

L’Association aéronautique (aéroclub) de Sidi Bel Abbès tire la sonnette d’alarme sur les actes de vandalisme et les agressions quotidiennes sur les installations de l’aérodrome, infrastructure aéroportuaire située à 5 kilomètres au sud-est du chef-lieu de wilaya.

Selon les responsables de l’aéroclub, l’Entreprise de gestion des aéroports de l’Ouest (Egsao), en charge de la gestion de l’aérodrome, «n’arrive plus à garantir un minimum de protection à une infrastructure qui se trouve continuellement exposée aux agressions environnementales mais surtout au vandalisme des riverains et autres prédateurs».

Sans soutien matériel ni financier, délaissé et abandonné à son sort par les autorités compétentes, notamment la direction des transports de la wilaya ainsi que l’Egsao, «l’aérodrome subit de sérieuses dégradations et risque de ne plus devenir opérationnel», alertent-ils. Des pilotes instructeurs et autres amateurs d’aéronautique s’inquiètent, en particulier, de la détérioration des clôtures métalliques installées pour sécuriser le site pour un coût estimé à 4 milliards de centimes.

«Le comble de l’aberration est cette tentative de réaliser une porte d’ouverture sur la clôture métallique pour faciliter le passage des riverains sur la piste. En d’autres termes, ouvrir l’aérodrome aux passages des riverains et à leurs troupeaux de moutons comme si la clôture métallique éventrée déjà en plusieurs points n’a rien coûté au Trésor public», souligne le président de l’aéroclub.

Des membres de cette association, qui se sont rapprochés d’El Watan, se désolent du «désintérêt» affiché par la direction du transport quant au sort que connaît l’aérodrome. «Il est navrant de constater qu’une direction de transport ignore l’importance d’un aérodrome comme celui de Sidi Bel Abbès, qui est connu et répertorié mondialement, avec un indicatif international», notent-ils.

Considérée auparavant comme aérodrome de dégagement, cette infrastructure pourrait servir d’atterrissage à un avion en détresse ou tout simplement devenir un aéroport pour avions de tourisme et assurer des navettes d’avions taxis, expliquent-ils. Et de rappeler la nécessité de réattribuer les postes budgétaires qui existaient depuis l’indépendance, à savoir celui d’instructeur et mécanicien avion, au même titre que les autres aéroclubs de Constantine et de Tiaret.

Quant à l’EGSA-Ouest, qui est supposée être garante et gérante des infrastructures existantes de l’aérodrome, «elle a complètement délaissé l’opération de suivi et d’entretien entamée en 2012 par son ancien président directeur-général, malgré les maintes requêtes de l’association appelant à assurer un gardiennage et autres fonctions administratives pour le maintien d’un minimum de sécurité de l’aérodrome», ajoutent-ils.  Situé sur l’axe routier Sidi Bel Abbès-Mascara, l’aérodrome est doté d’importantes infrastructures aéroportuaires.

Sa piste de 1500 mètres, suffisante pour accueillir des avions de moyen tonnage, a été bitumée dans les années 1960 et élargie sur une trentaine de mètres par l’APC de Sidi Bel Abbès en 1982.  Il y a lieu de préciser que l’Algérie post-indépendance disposait d’une soixantaine d’aérodromes, dont il n’en reste, de nos jours, qu’une trentaine.

Celui de Sidi Bel Abbès, jadis considéré comme le fleuron de l’aéronautique et l’un des plus grands de l’Afrique du Nord de par sa position géostratégique mais surtout de par ses activités aériennes nationales et internationales, est en passe de disparaître si aucune solution n’est trouvée pour le préserver. 


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