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Espaces verts de Sidi Djillali (Bel Abbès) : Le wali annule les permis de construire délivrés à des promoteurs privés

29 mai 2019 à 8 h 26 min

Les services de la wilaya de Sidi Bel Abbès ont récemment procédé à l’annulation des permis de construire délivrés -puis gelés- à deux promoteurs immobiliers sur l’ancienne servitude longeant les lotissements S1 et S2 du quartier de Sidi Djillali.

C’est ce qu’a affirmé, dimanche, Saci Abdelhafid, wali de Sidi Bel Abbès, en marge de la cérémonie de levée des pouvoirs de substitution et de réactivation de l’exécutif communal du chef-lieu de la wilaya.

«Il n’est plus question de projets immobiliers sur l’ancienne servitude de Sidi Djillali. J’ai personnellement paraphé la décision d’annulation des permis de construire il y a presque une semaine», a-t-il déclaré aux représentants des comités de quartier, venus s’enquérir de l’évolution de ce dossier qui a suscité l’indignation de la population locale et donné lieu à plusieurs actions de protestation dénonçant une transgression des textes de loi préservant les espaces verts.

Selon le premier responsable de l’exécutif, les promoteurs concernés par cette décision ont été invités à «délocaliser» leurs projets vers le site de la route de Tessala, et ce, en guise de compensation.

Rappelons que l’attribution de plusieurs assiettes foncières à des promoteurs privés, alors qu’elles devaient servir initialement à accueillir des espaces verts et des aires de jeux pour enfants, a été vigoureusement contestée par les citoyens de la ville.

Cette attribution, entérinée en 2016 sous forme de concession par le Comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements (Calpiref) a donné lieu à un véritable scandale foncier, dont les dessous ont été révélés par El Watan en 2017 et 2018.

L’ex- wali, Mohamed Hattab, est au cœur de ce scandale. Selon des sources recoupées, ce dernier avait procédé dans l’opacité la plus totale à la répartition de terrains à forte valeur financière à une demi-douzaine de promoteurs immobiliers, quelques semaines avant sa mutation, en décembre 2016, vers la wilaya de Béjaïa.

La population locale avait, à l’époque, dénoncé, à juste titre, la mainmise de l’ex-wali, Hattab Mohamed, sur le foncier urbain et la violation des textes de la République au profit de «réseaux d’influence», qui ont procédé, graduellement, au dépeçage du foncier à Sidi Bel Abbès. Elle a également désapprouvé la collision d’intérêts entre certains élus et des promoteurs «voulant accaparer, coûte que coûte, des espaces verts».

Pour M. Kandsi, l’un des animateurs des associations de quartier de Sidi Djillali, l’annulation des permis de construire est un énorme acquis pour le mouvement associatif. «C’est le couronnement de longues années de lutte pour la préservation des espaces verts et des droits légitimes des citoyens», a-t-il précisé, tout en espérant voir lancer rapidement les travaux d’aménagement de ces espaces.


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