Yennayer : Adrar célèbre le Nouvel An amazigh | El Watan
toggle menu
lundi, 26 août, 2019
  • thumbnail of elwatan20190826

  • Pub Alliance Assurance




Yennayer : Adrar célèbre le Nouvel An amazigh

10 janvier 2019 à 10 h 00 min

Plusieurs manifestations culturelles, sportives et folkloriques sont programmées à Adrar pour célébrer le Nouvel An amazigh.

La ville d’Adrar et ses environs connaissent, en ce début d’année, une agitation inhabituelle de la population. Un mouvement de foules et de véhicules jamais observé auparavant, et cela après la fin des vacances d’hiver et au lendemain des fêtes du Nouvel An. En effet, même la quinzaine économique qui devait fermer ses portes le 2 janvier, a vu ses activités prolongées de quelques jours par l’autorité municipale.

Ce qui a engendré un prolongement de l’ambiance festive à travers les artères, les places publiques, les marchés et les souks avec comme noyau de concentration le centre économique Massine qui a abrité la manifestation commerciale. L’origine de cette animation non-stop provient de l’intense engouement de la population locale pour la célébration du Nouvel An amazigh, Yennayer 2969.

On notera que cette nouvelle année berbère se distingue de celles du passé pour être «la première fête amazigh couverte du caractère officiel». Une manifestation nationale qui vient de dépasser le cadre traditionnel familial célébré de manière restreinte dans les foyers. Celle-ci vient d’occuper les espaces et les lieux publics et les entités culturelles, éducatives et sportives.

En effet, depuis le début de la semaine, plusieurs manifestations culturelles, sportives et folkloriques ont meublé le temps des citoyens. Cette année exceptionnellement et pour la première fois, les préparatifs du Yennayer ont commencé début décembre dans la wilaya d’Adrar et cela à travers ses quatre régions : le Touat (Adrar), le Gourara (Timimoun), le Tidikelt (Aoulef) et le Tanezrouft (BBM). Cette préparation s’est produite avec le concours de l’administration, des collectivités locales, du mouvement associatif et de la société civile.

Il en est sorti un programme riche et varié d’animations pour les soirées, notamment la veille du 12 janvier au sein des Maisons de la culture, des Maisons de jeunes et des ODJ. Des défilés ainsi que des conférences, des communications d’anthropologues, d’historiens et d’universitaires sont prévues. En ce qui concerne la traditionnelle célébration en famille, celle-ci est très ancrée chez les sociétés du Sud comme chez le reste des Algériens. Elle dépend toutefois des habitudes et des coutumes de chaque famille, tribu et communauté des ksour.

Pour les Oasiens, la fête a débuté une dizaine de jours plus tôt par une activité surtout maraîchère au niveau des palmeraies et des périmètres agricoles. L’on profite de cet évènement pour se regrouper dans une ambiance de «touiza» (solidarité intercommunautaire) pour l’entretien des palmiers et des foggaras. Pour se retrouver en milieu de journée à partager les différents plats traditionnels de l’année à base de céréales et légumes secs locaux comme la «Bechna» (lentilles, fèves et pois chiches), «Khobz el gola» (des feuilles de pâtes fines cuites sur les bords d’une cruche), un genre de pain sous forme de feuille arrosé d’une sauce de légumes secs de la saison et de la viande, les fruits secs, notamment les arachides, et les dattes.

Pour le dîner, c’est le couscous, le berkoukess ou le mardoud comme partout ailleurs. Cependant, cette occasion de fête du Yennayer vient d’être perturbée par l’annonce de la mort, dans la nuit de lundi dernier, du Cheikh Salem Benbrahim, une des grandes figures religieuses du Touat. Une perte qui a endeuillé toute la région et atténué quelque peu la ferveur festive chez la population.  


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!