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Agression d’un enseignant à l’université de Khemis Miliana : Un sit-in pour dénoncer un acte abject

11 février 2020 à 9 h 00 min

Une cinquantaine d’enseignants de l’université Djillali Bounaâma de Khemis Miliana (Aïn Defla) ont organisé, dimanche, un sit-in de protestation suite à l’agression dont a été victime jeudi dernier un enseignant de cet établissement dans l’exercice de sa fonction, a-t-on constaté.

La mine défaite, les protestataires, dont des agents administratifs et de sécurité de l’université ont, à travers cette action organisée à l’appel de la section locale du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), dénoncé de manière énergique cet acte «abject» perpétré au sein d’un lieu censé incarner la sagesse et symboliser les vertus du dialogue.

«Quelles qu’aient été les mobiles de l’agression de notre collègue Illifi Mohamed du département des sciences économiques, cela ne justifie en aucun cas l’acharnement dont il a fait l’objet de la part de son agresseur», a précisé le coordinateur de la section CNES de l’université de Khemis Miliana, Belhadj Djillali Smaïl, informant que la victime est actuellement alitée à l’hôpital, car souffrant d’une dépression nerveuse aiguë suite au «déluge d’insultes et d’obscénités qui se sont abattues sur lui».

Pour lui, l’agression de l’enseignant en question est d’autant plus condamnable que ce dernier a tenté d’empêcher l’étudiant-agresseur de tricher à un examen, saluant la présence d’enseignants des universités de Chlef et de Tipasa venus réconforter leur confrère et l’assurer de leur solidarité la plus indéfectible en ces moments particulièrement difficiles pour lui et sa famille.

De leur côté, des enseignants ont relevé l’impératif de la conjugaison des efforts de toute la famille universitaire indépendamment des appartenances partisanes et syndicales des uns et des autres «en vue de mettre fin à un phénomène qui ne doit absolument pas avoir droit de cité au sein de l’université».

Faisant remarquer que la dignité de l’enseignant constitue «une ligne rouge à ne pas franchir», ils ont relevé que l’agression d’Illifi Mohamed est intervenue presqu’une semaine jour pour jour après celle commise à l’arme blanche par un étudiant à l’encontre d’un agent de sécurité, exprimant leurs refus de voir la violence «se banaliser» au sein de l’université.



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