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vendredi, 07 août, 2020
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Aïn Témouchent : Le dispositif ANSEJ en question

06 juillet 2020 à 9 h 16 min

80 à 85% constitue le taux de recouvrement moyen des créances par année des crédits accordés par le biais de l’Ansej.

Pour l’année 2020, le recouvrement a atteint un taux record de 116%, un résultat de remboursements tardifs et d’autres par anticipation sur les années prochaines.

De la sorte, la fluctuation du taux de recouvrement varie d’une année à l’autre entre 25 à 30% et peut descendre parfois à 50%. C’est le constat établi à la faveur d’une rencontre entre l’antenne de wilaya de l’Ansej et des associations dont les membres ont bénéficié de son soutien dans la création de micro-entreprises.

Il ressort également, une gestion moins bureaucratique, plus au fait des réalités économiques et des difficultés que rencontrent ces entreprises. Ainsi, les interventions intempestives, celles qui trainaient devant le tribunal tout bénéficiaire ayant vendu l’équipement acquis grâce au crédit, n’ont pas cours systématiquement.

Il est désormais admis que lorsque le porteur de projet s’aperçoit après le lancement de son activité que lorsque celle-ci n’est plus porteuse, il a la possibilité de changer de secteur d’activité en cédant le matériel acquis pour en acheter un autre conforme à la nouvelle activité qu’il projette.

D’autres porteurs de projets, comme par exemple des transporteurs ayant acquis des fourgons, pour éviter la faillite, investissent une seconde activité en plus de celle déclarée afin d’opérer l’appoint financier en vue d’un vital équilibre budgétaire.
Quant aux doléances présentées par les associations, elles ont essentiellement trait à deux revendications.

La première concerne la facilitation de l’accès au foncier comme lorsque l’investissement est dans le secteur agricole, la vocation principale de la wilaya. En effet, l’écrasante majorité des terres étant EAC ou EAC, leurs exploitants ne peuvent louer ni hangars inutilisés ni une parcelle improductive pour une activité au titre de l’Ansej tel l’élevage de bovidés pour la production de lait.

De la sorte, les porteurs de ce type de projets, obligés de louer au noir et ne disposant en conséquence d’un bail de location, ne peuvent se faire délivrer une carte de fellah qui permet de bénéficier d’un crédit de campagne ni même justifier l’obtention d’une autorisation de circuler en période de confinement.

La deuxième revendication a trait à l’application effective de l’article 56 du décret présidentiel de janvier 2012 qui enjoint aux différentes administrations à réserver prioritairement et exclusivement 20% de leurs commandes aux petites entreprises créées dans le cadre des dispositifs Ansej et de la Cnac.

Aussi, les associations réclament l’institution d’une commission de wilaya de suivie de l’application de la réglementation en la matière. Interrogé sur l’impact du mécanisme de l’Ansej, le directeur local reconnaît la nécessité d’un bilan mais pas sur le modèle de 2004, qui n’a pas donné de résultats fiables, les déclarations des bénéficiaires ayant fourni des informations insincères, en particulier pour ce qui est des chiffres.

Toujours est-il que sur 5683 crédits accordés depuis la création de l’Ansej, 1243 ont été remboursés alors que 52 porteurs de projet ont demandé un nouveau crédit pour leur extension. 362 bénéficiaires déficitaires et mis en demeure de rembourser, le fonds de garanti est intervenu pour le remboursement de 70% du montant restant de leurs créances.



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