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vendredi, 24 janvier, 2020
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Aïn Témouchent et Relizane : Yennayer célébré dans toutes ses dimensions

14 janvier 2020 à 9 h 03 min

Si la fête d’Ennaïr, selon la prononciation locale, s’est effectuée en famille dans la tradition, côté officiel, l’apparat a été de mise avec une coloration amazighe prononcée au demeurant sympathiquement en la maison de la Culture.

Les tenues et habits n’étaient pas seulement exposés mais portés avec superbe. Mais surtout, à Témouchent, où l’on ne s’exprime pas en tamazight, il s’en parlait dans des échanges dépassant la politesse rendue à cette langue par les uns ou des autres à se souhaiter la bonne année en cette langue.

C’était à qui surprendrait l’amazighophone de ses connaissances par un «ass ameggaz», ce qui en dit sur la mutation des mentalités par rapport à une part essentielle de l’identité nationale. Pour l’occasion, cinq wilayas étaient hôte de Témouchent, exposant toute la richesse de la diversité dans le patrimoine amazigh à travers le pays. Il y avait Ouargla, Boumerdes, Tizi Ouzou, Tlemcen avec Bouira comme invitée d’honneur.

L’art culinaire n’a pas été seulement expliqué avec ses différences mais servi à gouter, l’artisanat coloré, en divers matériau a attiré des acheteurs. Même son de cloche à Relizane : la ville était en ce 12 janvier au rendez vous pour la célébration du nouvel an amazigh. Un programme riche et varié, étalé dans le temps, a été concocté pour la circonstance et auquel ont adhéré toutes les institutions, les associations culturelles surtout et le mouvement associatif.

«Il est question d’évoquer une fête institutionnelle» a souligné Mme le wali alors qu’elle visitait les différents stands dressés dans l’enceinte de la maison des arts où se sont déroulés les festivités. L’opportunité marquée par une forte exposition a plongé les visiteurs dans les méandres de l’histoire. «Je suis épaté par la richesse et la diversité de notre patrimoine» a souligné un jeune universitaire séduit par la qualité des produits étalés.

«Ces vecteurs ne pourront que renforcer nos liens» a-t-il ajouté avec fierté. Les objets artisanaux et traditionnels comme la vannerie, la tapisserie, la poterie, les bijoux et les costumes ainsi que les différents plats caractérisant l’art culinaire ont attiré la curiosité des uns et des autres. «Ces produits sont des atouts forts pour le développement notre économie notamment dans son volet touristique» a noté un enseignant de l’histoire qui précisera : «de telles commémorations ne pourront que nous réconcilier avec notre identité dans toutes ses déclinaisons». En dehors de la salle, la ville grouillait dans une atmosphère festive.

Dans tous les coins, les revendeurs tentaient d’appâter les habitants par leurs forts et imposants étalages. Tout était proposé pour garnir la table de ce qu’on appelle communément le «mélange» (mekhallate).

La liste des ingrédients est longue. Bon gré mal gré, le chef de famille finit par se plier aux exigences de l’évènement. Il s’offre les cacahuètes, les amandes, les noix, les dattes, les dragées, les figues sèches, les bonbons, les nougats et autres pour faire le bonheur de sa famille. «Je me prépare toujours pour cette journée que je fête chaque année avec ma famille» a souligné Ahmed, un jeune qui n’a pas lésiné sur les moyens pour s’acheter tout ce qui peut être dans le puzzle du célèbre «mélange».

Avant d’arriver là, les familles Relizanaises auraient gouté à la saveur du cherchem, un plat spécifique fort de fèves, de blé et de pois chiche agrémenté en épice notamment le cumin. C’est dans ces us et coutumes que s’enclenche une nouvelle année du calendrier amazigh ou agraire. Asegass ameggaz.          


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