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dimanche, 05 juillet, 2020
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Oulhaça (Témouchent) : Ouverture non autorisée du marché de gros

26 mai 2020 à 9 h 29 min

Lassés d’attendre depuis plus de trois semaines, une réponse positive ou négative quant à l’autorisation d’ouverture de leur marché de gros, les agriculteurs d’Oulhaça l’ont occupé pour y écouler leurs récoltes.

Dès le lendemain, leur clientèle a afflué de plusieurs wilayas, des plus proches comme des plus éloignées, telles Tizi Ouzou, Bouira, Djelfa, Mascara, Sidi Bel Abbès, Oran ou encore Tlemcen. Si certains y viennent pour le fameux haricot vert dit d’Oulhaça à raison de 70 à 80 DA le kg, d’autres se sont déplacés pour l’oignon blanc cédé à 25 DA/kg.

Ceci étant, d’aucuns s’interrogent sur l’absence d’anticipation de la part l’administration pour éviter le coup porté à l’autorité de l’Etat. La question se pose d’autant qu’il est difficile d’imaginer que la wilaya était dans l’ignorance de ce qui se préparait. Quant aux raisons évoquées en partie dans notre édition de mardi, selon nos interlocuteurs, il s’y ajoute une autre.

Le catalysateur qui aurait fait sauter la digue réside dans le deux poids deux mesures appliqué localement. En effet, à quelques encablures, à Béni-Saf, le poisson, qui est vendu en gros à la criée à la pêcherie, est revendu en partie au détail sur la rue adjacente au port dans des conditions d’hygiène déplorables, sur des étals à même le sol, sans aucun respect de la nécessité de la distanciation sociale. Le week-end, la situation empire avec l’afflux d’une clientèle depuis les villes de l’ouest au point que la circulation automobile bouchonne en ville : «Pourquoi les mesures de prévention s’appliquent sans flexibilité à Oulhaça où, pourtant le marché est à ciel ouvert et où les contacts moins importants ?».

Nous avons tenté en vain d’entrer en contact avec le maire d’Oulhaça. Il ne décroche pas. Cela est compréhensible, pris qu’il est entre le marteau et l’enclume, d’une part, la wilaya qui refuse d’accorder son autorisation et ses administrés entrés en dissidence. Un vrai casse-tête d’autant qu’en l’absence de l’autorisation, la sécurité n’est pas assurée au marché, mais encore, la mairie ne peut légalement percevoir le droit de place, une des rares taxes qui alimentent le maigre budget communal.

Rencontré au marché, Gherras Benabdallah, président de l’association locale de la valorisation des maraîchages, rectifie un malentendu né de ses propos rapportés dans notre précédente édition : «Les 400 exploitants sur 11 000 disposant d’une carte de fellah ont droit à la délivrance d’une autorisation de circuler. Ce qui compte, c’est que les aides familiales et les salariés y aient droit comme dans d’autres wilayas, car ce sont les chevilles ouvrières de l’exploitation.»



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