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mardi, 23 avril, 2019
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Extension des foyers de la leishmaniose

15 avril 2019 à 10 h 00 min

Après une disparition qui n’aura pas duré longtemps, la leishmaniose, cette redoutable maladie, réapparaît dans la wilaya de Béchar avec une extension inquiétante.

Ainsi, 458 cas ont été détectés en 2018 dans les communes des ksour du Nord, jusque-là épargnées, et aussi à Ksabi, Timoudi et Ouled Khodeir, situés dans la vallée de la Saoura, en plus de son foyer traditionnel, la commune d’Abadla. Les opérations d’aspersion effectuées par les services communaux deux fois par an n’ont pas permis de venir à bout du parasite.

La situation devenue alarmante a toutefois contraint la direction de la santé et de la population à solliciter l’aide d’une équipe de chercheurs qui a été aussitôt acceptée par le Dr. Harrat Zoubir, directeur général de l’Institut Pasteur, pour organiser une formation sur les aspects épidémiologiques et de lutte contre la leishmaniose cutanée. La formation a débuté le 9 et s’achèvera le 17 avril au centre de l’ex-CFA.

Une première initiative à travers le territoire national, assure Garni Rafik, un chercheur de l’Institut Pasteur. La formation regroupe des biologistes et des hygiénistes des communes de la wilaya, en présence de l’Observatoire de la santé. On souligne que le chef-lieu de la région du Sud-Ouest est un ancien foyer de la leishmaniose cutanée et le but de la recherche scientifique est d’étudier les aspects écologique et épidémiologique du parasite.

La formation pour les biologistes, c’est d’arriver à établir des diagnostics, tandis que pour les hygiénistes, la formation porte sur les campagnes de lutte contre le fléau, ainsi que sur les opérations d’évaluation. Le chercheur a indiqué que le parasite, comme d’autres, à transmission vectorielle, reste lié à l’environnement et à l’hygiène du milieu qui est, rappelle-t-il, un point-clé dans la lutte contre la maladie.

Notre interlocuteur a tenu à souligner que la formation à travers des séminaires met surtout l’accent sur l’importance de la coopération intersectorielle et la multidisciplinarité des services concernés, tels les forêts, l’agriculture, l’environnement et les collectivités locales, qui doivent être impérativement associés dans le processus de lutte contre la leishmaniose.

Et de rappeler que celle-ci se transmet à l’homme par une piqûre de la femelle d’un moucheron, dont le réservoir sont les rongeurs (rats des champs). Le chercheur a insisté sur les opérations d’aspersion devant être menées, qui font partie de la formation et dont dépend la réussite dans l’éradication de la maladie. «La direction de la santé a mis à la disposition de l’équipe les moyens nécessaires pour la réussite de la formation», a conclu Garni Rafik. 

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