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CAN-2019 : Intérêt particulier à Aïn Defla pour les matchs de l’EN

13 juillet 2019 à 9 h 00 min

Fidèles aux grandes compétitions auxquelles l’équipe nationale de football prend part, les citoyens de Aïn Defla, à l’instar de ceux de toutes les régions du pays, suivent avec un intérêt particulier les matchs des «Verts» lors de la CAN-2019 en Egypte, dont le dernier en date du jeudi et cette qualification à la demi-finale après la victoire des Verts face à la Côte d’Ivoire.

Que ce soit dans les cafés, à la maison et dans les établissements de jeunes, où les rencontres des «Fennecs» sont suivies sur des écrans géants, la fièvre du football est omniprésente, le vœu de tout un chacun consistant à voir les protégés de Djamel Belmadi atteindre la finale et brandir le trophée tant convoité.

Il faut dire que depuis la victoire contre le Sénégal, acquise en poules (1-0), les supporters sont convaincus que l’EN est en mesure de damer le pion à toutes les équipes présentes à l’épreuve footballistique la plus populaire d’Afrique «au regard du niveau, de l’organisation et de la rigueur dont elle a fait preuve».

«Même ‘‘gavés’’ de football, dans la mesure où la CAN se déroule en même temps que la Copa América (Brésil) et la Coupe du monde féminine (France), les supporters algériens éprouvent un plaisir inégalable à suivre les prestations de leur équipe pour laquelle l’intérêt n’a pas baissé d’un iota», observe Aâmi Ali, un septuagénaire à la cité des Frères Menad, au centre de Aïn Defla, avant le coup d’envoi du quart de finale Algérie-Guinée suivi sur écran géant.

Ce mordu de football, retraité de l’enseignement de son état, et qui, visiblement, semble en avoir vu des «vertes et des pas mûres», se rappelle même de l’épopée de l’EN de l’époque de virtuoses, tels le regretté Lalmas ou Kalem, soutenant que l’équipe d’Algérie version Belmadi a «bien des arguments à faire valoir». «Sa touche (celle de Belmadi, ndlr) est indéniable, dans la mesure où il a révolutionné la manière de jouer de l’équipe, inculquant aux joueurs organisation, rigueur et force mentale», a-t-il fait remarquer.

Le sentiment de Aâmi Ali est, du reste, partagé par la quasi-totalité de ceux qui suivaient le match, tout le monde s’accordant à dire que l’«heure de la consécration était (peut-être) enfin arrivée». «En sus de l’aspect technico-tactique, le football moderne exige d’avoir une bonne défense et un bon gardien de but, des conditions que remplit notre équipe nationale et qui laisse penser qu’elle aura son mot à dire pendant la compétition», soutiennent à l’unisson des jeunes rencontrés par l’APS.

Hypnotisés par les images déferlantes et les commentaires de Hafid Derradji, jeunes et vieux ont, 90 minutes durant, les yeux rivés sur l’écran, applaudissant à chaque passe lumineuse ou prouesse technique leurs «guerriers du désert». A chaque but inscrit (il y en a eu trois respectivement par Belaïli, Mahrez et Ounas), ce fut bien évidemment l’explosion de joie chez les supporters avec fumigènes et feux d’artifice.

Et, en réponse à certaines remarques, voire critiques, à l’adresse de Belmadi au sujet d’un joueur dont le remplacement est jugé «inapproprié» par les téléspectateurs, Aâmi Ali observe qu’en football, l’unanimité ne peut pas être réunie à 100%, «nul n’étant à l’abri de critiques, fût-il le meilleur entraîneur au monde».

«Même Aimé Jacquet (l’entraîneur de l’équipe de France championne du monde 1998, ndlr), n’a pas échappé aux critiques des journalistes au sujet d’un certain nombre d’aspects d’ordre tactique, en dépit du fait qu’il ait remporté le trophée», a-t-il rappelé.

Le football, ce fédérateur

Tantôt décrit comme étant l’«opium des peuples», tantôt assimilé à une «seconde religion», force est de constater que le côté fédérateur du football a été rarement mis en avant.

«Il n’y a assurément que le football qui puisse réunir autant de monde», a soutenu Sofiane, venu de Chlef pour les besoins d’une fête familiale à Aïn Defla, observant que suivre les matchs dans un lieu public, avec des amis ou des inconnus, est «souvent beaucoup plus chaleureux». Aâmi Ali a, quant à lui, préféré focaliser ses propos sur le rôle dévolu au football à l’échelle mondiale, observant qu’«une équipe de football d’une nation donnée s’emploie à en être l’ambassadrice».


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