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Béni Saf : Les habitants de «Ghar El Baroud» dénoncent la municipalité

13 août 2020 à 9 h 16 min

Les habitants de Ghar El Baroud (Béni Saf) réclament un meilleur cadre de vie, notamment  un éclairage public, la réalisation d’un stade de proximité pour les jeunes et la réhabilitation  de la célèbre mosquée des lieux, au cachet historique.

Ghar el Baroud refuse de demeurer une «zone d’ombre», selon l’expression actuellement en vogue pour désigner les espaces déshérités.

Elle l’a fait savoir au secrétaire général de wilaya, dont il a reçu une délégation porteuse d’une pétition. Celle-ci impute cette situation à la municipalité actuelle comme à toutes celles qui l’ont précédée.

A cet égard, elle rappelle la visite de travail effectuée par le chef de l’exécutif de wilaya le 25 février dernier et sa promesse de prendre en charge trois des préoccupations de la population, à savoir la réalisation d’un stade de proximité, Ghar el Baroud étant, le seul quartier de la commune à n’en pas disposer.

Il a été demandé au wali l’éclairage public sur la ligne reliant Ghar el Baroud au quartier Plan II et la réhabilitation de la vénérable petite mosquée des lieux, le plus ancien édifice religieux de la commune.

Chargé d’histoire, de mémoire, c’est aussi une réelle œuvre architecturale dans la région. Pour rappel, Ghar el Baroud est un quartier excentré par rapport à Béni-Saf.

Son nom rappelle qu’il a été la poudrière de l’Emir Abdelkader dont est d’ailleurs originaire son fameux «khalifa» installé à Tlemcen : Mohamed el Bouhmidi de la grande tribu des Oulhaça, dont fait partie Ghar el Baroud.

Ce quartier est également le lieu de naissance de l’Algérien Jean Sénac.

C’est là où s’est agglutiné le lumpenprolétariat du Béni-Saf naissant à la fin du XIXe siècle en raison de la découverte d’excellents filons de fer hématite. La mosquée a été édifiée grâce à une collecte des habitants d’alors et grâce au savoir-faire bâtisseur de la main-d’œuvre marocaine immigrée qui a réalisé une œuvre dans le style maghrébin comme en témoigne son superbe minaret.

Elle fait le ravissement des visiteurs. Le wali a instruit sur le champ le maire de lui présenter des fiches techniques afin d’inscrire en réalisation les trois projets. Sauf que, curieusement, ces documents transmis par la municipalité à l’administration comportent des anomalies qui ont bloqué leur exploitation, ce dont se sont aperçus les habitants en allant fouiner du côté de la mairie.

Alerté par la pétition dans la matinée, le SG de la wilaya a confirmé les faits dans l’après-midi et promis une prompte solution. Par ailleurs, les pétitionnaires rappellent que le wali a adhéré à la nécessité de l’ouverture du petit centre culturel local dont l’équipement qui y est enfermé s’est détérioré au fil du temps.

Il y a également le siège de la délégation communale demeuré fermé après sa réalisation depuis cinq ans alors que son équipement est stocké au niveau du parc de la commune : «Nous avons appris que même le personnel existe et qu’il est dispatché ailleurs. Devant nous, Mme le wali a instruit le maire d’ouvrir la délégation dans les dix jours.»

Interrogés sur les raisons de l’attitude de la municipalité, nos interlocuteurs relèvent qu’elle n’est exclusive à la seule municipalité actuelle mais à toutes les précédentes qui ont marginalisé Ghar el Baroud : «C’est simple monsieur, les deux quartiers privilégiés par les élus sont celui de Sidi Sohbi et de Boukourdan.

Le premier est un nouveau quartier où résident la plupart des élus anciens ou nouveaux. Le second parce qu’il est le plus gros réservoir d’électeurs de la commune».



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