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Béni Saf : La falaise déstabilisée en voie de sécurisation

11 septembre 2019 à 8 h 42 min

La voie front de mer, entre la plage de Sidi Boucif et le port, sujette aux éboulements à partir de la falaise qui la surplombe, va être enfin sécurisée.

C’est que l’hôpital de la ville et les constructions, perchés sur cette dernière, quelques centaines de mètres plus haut, risquent d’être précipités dans le vide. C’est une entreprise spécialisée, celle qui a conforté la corniche oranaise, qui va incessamment s’installer pour débuter les travaux, dont l’étude de réalisation a été achevée. La voie, longue de 800m, entre le port et la plage de Sidi Boucif, va être fermée à la circulation pour que soit entamés son nettoiement de ses éboulis.

La falaise tout autant. Cette première opération va révéler l’ampleur des désordres qu’elle à subis. De la sorte, les techniciens vont arrêter les types de travaux à effectuer pour chaque cas. Ceux-ci vont aller, selon les endroits, entre béton projeté, grillages, mur de soutènement et autres supports pour empêcher la chute des pierres. Dotée d’une enveloppe de 500 millions de dinars, l’intervention va durer l’espace de 16 mois, ce qui en dit long sur la réalité du danger à écarter.

Pour rappel, il y a une décennie, c’est la voie ouverte en gagnant sur le bas de la falaise qui est la source de ce dommage. Au départ, il était question de réaliser seulement un fossé pour faire passer une déviation des eaux usées de la ville qui se déversaient dans le port.

De nouvelles canalisations devaient les entraîner le long des 800m de falaise en direction d’un projet de station de relevage qui doit les remonter vers une station d’épuration des eaux usées (STEP), à réaliser sur un plateau qui surplombe la mer. Profitant des travaux à engager, les autorités avaient eu l’idée de projeter la réalisation d’une nouvelle voie entre la plage de Sidi Boucif et le port afin de désengorger la circulation automobile et également d’ouvrir un nouveau front de mer pour la promenade.

L’ennui dans l’affaire, c’est que les techniciens chargés de superviser le chantier n’avaient pas anticipé le risque de déstabilisation de la falaise dans ses fondements, alors que sa roche est poreuse et soumise aux attaques d’une forte érosion éolienne, comme du fort ruissellement des eaux de pluie.

D’aucuns s’interrogent sur la question de la STEP qui, après tout, demeure l’objectif premier de tous les travaux, puisqu’il était question d’en finir avec la pollution marine, comme de celle de la plage de Sidi Boucif qui, bien qu’interdite à la baignade, est envahie chaque été par les estivants.

Aux dernières nouvelles, le projet de sa réalisation a été «dégelé» et confié à l’Office national de l’assainissement (ONA). Sauf que le lancement des travaux traîne en longueur, l’office croulant sur des difficultés internes, en raison d’un conflit social comme d’un chiche versement à son profit de la taxe d’assainissement (El Watan du 7 septembre 2019).


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