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Béchar : Les vols se multiplient à l’université

20 mai 2019 à 10 h 00 min

Depuis plusieurs mois, l’on assiste à des vols répétitifs non élucidés et sans précédent qui ont ébranlé l’université et mis en cause une trentaine de personnes entre étudiants, responsables de laboratoires et travailleurs et qui ont été déférés, avant-hier, devant le juge d’instruction près le tribunal de Béchar.

Que se passe-t-il à l’université Tahri Mohamed de Béchar ? Le scandale avait commencé avec le vol de 7000 rames de papier (21/27)   survenu en période de congé en juillet 2018. Notre source indique que le rectorat n’a pas voulu porter plainte au début lorsque l’affaire a éclaté, mais a préféré mener une enquête interne tout en gardant un black-out total sur le détournement. Mais l’affaire s’est largement ébruitée et le rectorat s’est vu dans l’obligation de saisir la justice. Ce premier vol a été suivi, quelques semaines plus tard, d’un autre, qui a consisté en la subtilisation d’une imprimante laser d’une valeur de 17 000 DA au niveau du laboratoire du génie mécanique.

Le responsable, les enseignants et les étudiants qui travaillent au laboratoire ont été mis en cause. Durant le même semestre, d’autres vols ont été commis dans une salle d’informatique, où l’on a enregistré la disparition de nombreux CD, selon notre source, qui a insisté sur une tentative d’étouffement de l’affaire.

La même source nous apprend la disparition de matériel (dont la nature n’a pas été indiquée) dans quatre laboratoires au niveau du hall technologique. La série de vols de biens de la communauté universitaire ne semble pas s’arrêter, et le plus retentissant, de par son ampleur, sa dangerosité et sa valeur vénale, est celui ayant affecté le laboratoire de chimie, où les produits dérobés exigent préalablement avant leur utilisation des autorisations de la part des autorités.

Le montant de ces produits chimiques dérobés est évalué à 500 millions de cts. Notre source souligne cependant que quatre employés qui ont réagi et organisé un mouvement de protestation brandissant des banderoles dans l’enceinte de l’université dénonçant «la mauvaise gestion» et le «laisser-aller» ont été suspendus de leurs fonctions depuis le 18 avril dernier pour être traduits devant la commission paritaire qui se prononcera sur leur cas incessamment.     

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