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samedi, 17 avril, 2021
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Université de Tizi Ouzou : Les étudiants protestent contre l’insécurité

07 avril 2021 à 10 h 05 min

Les étudiants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou dénoncent l’insécurité qui prévaut ces dernières semaines au sein des campus.

Les actions de protestations, dont des grèves et des rassemblements, se sont multipliées depuis plusieurs jours face à ce climat de tenson avec la multiplication d’agressions et vols en tout genre.

Dimanche dernier, des centaines d’étudiants en colère ont occupé la voie publique, ils ont, en effet, procédé à la fermeture de la route à proximité du portail principal de l’université de Hasnaoua pour exiger plus de sécurité. Ils étaient munis de banderoles où on pouvait lire : «Insécurité, jusqu’à quand ?», «Où sont les responsables ?» et «Halte à la violence !» entre autres écrits résumant l’état des lieux à l’université. Les manifestants ont aussi scandé «Libérez l’UMMTO !» ou encore «L’étudiant s’engage, les extra dégagent», car c’est l’infiltration à l’intérieur de l’enceinte universitaires de personnes étrangères au secteur que les étudiants ont pointée du doigt.

Les manifestants réclament l’intervention de l’administration et des autorités compétentes afin de sécuriser les lieux et mettre un terme aux agressions. Ils appellent à «rehausser le nombre d’agents de sécurité et imposer le respect des lois interdisant l’accès aux campus à quiconque n’ayant aucun lien avec l’université». Une action similaire a pour rappel été organisée jeudi, le jour où un étudiant a été agressé à l’arme blanche, signale-t-on. Les étudiants se sont rassemblés devant le rectorat avant de procéder à la fermeture de la route.

Selon eux, un climat de peur sévit à l’université, même dans les amphithéâtres où l’insécurité et les violences verbales et physiques les guette chaque jour un peu plus. D’après de nombreux témoignages, les agresseurs dictent leur loi à l’intérieur des campus, n’hésitant pas à user de tous les moyens afin d’imposer toutes sortes de pratiques et trafics. «Cela génère un climat d’insécurité et d’instabilité permanents qui risque de dévier l’université de sa mission première qui est la recherche scientifique et celle d’inculquer le savoir», souligne-t-on.

Le Comité des étudiants de la faculté des sciences économiques (Coinseco) a souligné dans un communiqué rendu public dimanche, jour de la dernière action de rue, «l’urgence de régler la situation», appelant à l’union de toute la corporation universitaire, à savoir les étudiants, les enseignants, les fonctionnaires de l’administration et les responsables afin de poser la problématique de l’insécurité qui perturbe l’enseignement supérieur à Tizi Ouzou. «Il est temps de porter notre voix au-delà des murs de l’université et amener les pouvoirs publics à intervenir», souligne-t-on, jugeant que la situation actuelle dépasse les capacités d’intervention du rectorat de l’université.


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