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Festival du cinéma et de théâtre de Yakouren

Festival du cinéma et de théâtre de Yakouren : Une rampe de lancement pour les pépites artistiques

16 janvier 2020 à 9 h 03 min

Une quarantaine de stagiaires a bénéficié d’une initiation aux techniques dramatiques et cinématographiques dans le cadre de cette première édition dédiée au défunt réalisateur Chérif Aggoune.

Baisser de rideau sur le Festival du théâtre et du cinéma EFC (Espace, formation, créativité), Yennayer’arts. La cérémonie de clôture de la première édition de cette rencontre dédiée au défunt cinéaste et réalisateur Chérif Aggoune (1948-2019) a eu lieu dimanche 12 janvier au Centre culturel de Yakouren, après trois journées d’activités.

Au programme, deux œuvres théâtrales Anag wis sebaa (Le 7e étage) du théâtre régional Kateb Yacine Tizi Ouzou et Axerdus du théâtre régional Abdelmalek Bouguermouh de Béjaïa, projection du film de Chérif Aggoune, La Fin des Djinns (1990) et des extraits du documentaire A petits pas, le cinéma amazigh de Youcef Amrane, ainsi que Les Ramiers blancs, de Ali Mouzaoui et Reconnaissance, de Salim Hamdi.

Deux tables rondes dont l’une sur le parcours professionnel de Chérif Aggoune animée par Ali Mouzaoui, Abdelkrim Tazaroute et son frère Abdellah Aggoune, et une autre sur les conditions de tournage des premiers films de cinéma en langue kabyle étaient également prévus au menu de cette première initiative du genre dans cette commune rurale située à 46 km à l’est de Tizi Ouzou, connue pour son passé historique durant la guerre de Libération et l’hospitalité légendaire de ses habitants.

A retenir aussi l’animation de quatre ateliers de formation portant sur l’écriture scénaristique et dramatique, l’actorat et l’initiation des enfants au théâtre. Nordine Aït Slimane, poète en langue amazighe et animateur d’émission à la radio locale, a présenté une communication ayant pour thème «La caractérisation des personnages chez Mohia».

Présent à la rencontre, Abdellah Aggoune, scénariste, a évoqué ses débuts dans le 7e art aux côtés de son frère, rappelant les qualités humaines et professionnelles de l’artiste décédé en France en décembre 2019. L’événement organisé avec l’APC de Yakouren, en partenariat avec les théâtres de Tizi Ouzou et de Béjaïa, a été un franc succès.

La fondatrice et directrice de ce festival, Mme Souâd Kedri, nous a déclaré : «Cette première édition est assez satisfaisante. Le public a pu voir deux pièces théâtrales professionnelles très intéressantes, deux projections de films de haute qualité, nous avons fait salle comble, sans oublier la projection du film de Chérif Aggoune, La fin des Djins.

Une table ronde dédiée à Chérif Aggoune. La conférence de Nordine Ait Slimane a été de qualité. Enfin, 40 stagiaires ont bénéficié d’une initiation aux techniques dramatiques et cinématographiques dans le cadre de ce festival. Pour cette première édition, quatre ateliers ont été programmés : actorat, techniques du scénario, écriture dramatique et maîtrise de soi (atelier pour enfants)».

Selon la directrice du festival, également enseignante en littératures française et francophone et de théâtre, doctorante en études théâtrales à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, «un objectif a été atteint, celui de la création d’une troupe théâtrale enfants qui sera dirigée par Hocine Haddou avec lequel nous projetons de monter un spectacle qui ouvrira la deuxième édition.

C’est un projet à réaliser dans le cadre le programme de formation du festival. D’une manière générale, cela renvoie à l’un des enjeux de ce projet culturel : repérer les pépites artistiques, les former et les accompagner dans la créativité», dit-elle.


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