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dimanche, 05 juillet, 2020
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Tizi Ouzou : Les commerçants dans l’incertitude

01 juin 2020 à 9 h 04 min

De nombreux commerçants sont durement impactés par le confinement décidé depuis l’apparition de cas de contamination au coronavirus.

Dans la wilaya de Tizi Ouzou, cette situation risque d’amplifier les retombées de la crise sanitaire et susciter une véritable détresse pour les concernés qui ne savent plus à quel saint se vouer en raison des pertes importantes étant donné que leurs commerces sont fermés depuis plus de deux mois.

«Vraiment, nous ne savons plus quoi faire dans cette situation qui persiste encore alors que nous avons des charges et la location à payer», nous souligne Rachid, marchand de vêtements au chef-lieu de wilaya, qui nous a précisé qu’il paye 50 000 DA de location par mois pendant que son commerce est fermé. «Même la marchandise doit être renouvelée puisque maintenant, c’est l’approche de la saison d’été», nous confie aussi ce père de famille qui ajoute que les pertes sont énormes dans la mesure où rien, dit-il, ne pointe à l’horizon pour voir le bout du tunnel et sortir de cette situation qui pénalise grandement les commerçants.

Le cas de Rachid n’est pas unique puisque plusieurs autres personnes qui tiennent des magasins de vêtements et chaussures, notamment, sont, souligne notre interlocuteur, dans la même situation. «C’est inédit ce qui se passe.

C’est la faillite sur toute la ligne. Comment peut-on payer son loyer, payer les impôts et la Casnos alors qu’on n’a pas travaillé ? L’Etat doit voir comment nous aider, car il s’agit d’un véritable sinistre qui a provoqué des pertes énormes aux commerçants et aux industriels», clame Mohamed, un autre jeune qui a investi dans la vente d’habillement à la Nouvelle-ville de Tizi Ouzou.

Plusieurs commerçants se plaignent de cette situation qui pénalise leur activité en cette période de confinement provoqué par les mesures prises par le gouvernement pour éviter la propagation du coronavirus.

Les restaurateurs sont impactés aussi puisqu’ils n’ont pas travaillé pratiquement depuis la mi-mars, juste après le début de la psychose provoquée par l’apparition du premier cas de contamination à la Covid-19. «Nous avons cessé de travailler même avant les mesures de confinement sanitaire, car la psychose s’était déjà installée et les citoyens boudaient les restaurants. Les pertes sont énormes surtout avec les frais de location qui dépassent 80 000 DA par mois.

L’Etat doit penser un peu à notre sort pour une éventuelle indemnisation», souhaite Karim qui exerce comme restaurateur au centre-ville de Tizi Ouzou. Même ceux qui ont des cafétérias subissent la même galère en ces temps difficiles. Ils ont fermé boutique depuis plusieurs semaines. «La situation est difficile car nous avons des salariés, pères de famille, pour la plupart. Que voulez-vous qu’on fasse ?» s’interroge le propriétaire d’une cafétéria.

Par ailleurs, notons également que même dans les autres villes, en dehors du chef-lieu de wilaya, la situation est la même. Les marchands de vêtements, les restaurateurs, entre autres, ne cachent pas leur désarroi et leur inquiétude.

«Si le vendeur de vêtements n’a pas travaillé à l’approche de l’Aïd, on ne sait pas quand il va vendre sa marchandise pour payer, au moins, ses charges. Nous sommes vraiment dans le désarroi», lance, dépité, un commerçant. «C’est la faillite avérée si rien fait», conclut-il.



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