Tizi Ouzou : La Protection civile sur le qui-vive | El Watan
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Tizi Ouzou : La Protection civile sur le qui-vive

28 août 2019 à 8 h 30 min

Depuis la fin de mai dernier, la Protection civile de la wilaya de Tizi Ouzou est sur le qui-vive de manière permanente.

Et pour cause, outre la nécessité d’intervenir dans les cas fréquents d’accidents de la circulation, de noyade, ou de constat de décès dus à l’inhalation de monoxyde de carbone, ce gaz hautement toxique, tueur invisible, les éléments de ce corps, au rôle éminemment noble, n’ont de cesse d’intervenir, de jour comme de nuit, pour faire face à d’innombrables départs de feux, parfois durs à combattre ou à circonscrire, à cause de leur site accidenté ou tourmenté.

Dans ce contexte, le chargé de la communication au sein de l’unité de Bouhinoun de la Protection civile de la wilaya, le capitaine Bouchakour, a accordé un entretien à El Watan, en parlant essentiellement du phénomène de la multiplication des incendies dans la région de Tizi Ouzou durant notamment les journées caniculaires de juillet dernier et du mois en cours. Ainsi, au mois de juillet, dira notre interlocuteur, «pas moins de 26 départs de feux par jour ont été enregistrés, en plus d’une moyenne de six feux importants au quotidien le long du même mois». M. Bouchakour cite des «journées pics» ayant été marquées par des canicules très importantes, à l’exemple de celle du 7 juillet dernier, lorsque les effectifs de son unité ont eu à intervenir pour éteindre 44 départs de feux de forêt et de végétation, dont cinq vraiment importants.

Le 23 du même mois, 40 incendies, ont été enregistrés, dont 18 de volume remarquable. Malgré l’intervention rapide des moyens de cette unité, les surfaces brûlées dépassent un hectare. Et comme on sait que la wilaya de Tizi Ouzou a la particularité de renfermer des villages et des habitations à proximité de massifs forestiers, de champs d’oliviers, etc., la menace pèse en permanence sur ces habitations.

Avant la saison estivale, une campagne de lutte contre les incendies avait été organisée. «Sur ce volet préventif et organisationnel, la préparation a consisté en l’installation de comités opérationnels au niveau des communes, des daïras et celui permanent, présidé par le SG de la wilaya. Une coordination y est assurée constamment.

En cas d’incendie important qui nécessiterait la mobilisation d’autres moyens, en plus de ceux de la Protection civile, un appel est lancé pour adjoindre les moyens humains et matériels des communes ou daïras limitrophes», dira M. Bouchakour. La Protection civile met à jour également à pareille période ses plans Orsec (Organisation des secours) au niveau des communes, des daïras et le plan «Feu de forêt», qu’elle déclenche lorsqu’un feu important se déclare et risque d’engendrer des dégâts.

La Protection civile organise des formations internes de perfectionnement pour ses agents sur les techniques d’extinction des feux, à ses chauffeurs de poids lourds, avant l’installation, dès le 1er juillet dernier, de deux colonnes mobiles dans la wilaya. La colonne mobile consiste en un dispositif de renfort en moyens matériels et humains (une dizaine d’engins) destinés spécialement aux feux de forêt.

Elle intervient au cas où quelque incendie prendrait de l’ampleur et que les moyens habituels de la Protection civile n’arrivent pas à maîtriser. Lors du gigantesque incendie de Tala Guilef, qui s’est déclaré dans la première semaine du mois d’août, un jour où la température était de 43° à l’ombre dans la wilaya, un feu qui s’était propagé depuis le Parc national du Djurdjura (PND), le directeur de wilaya de la Protection civile, devant l’inaccessibilité du terrain pour les moyens terrestres locaux, a sollicité ceux aériens de la direction générale du Hamiz (Dar El Beïda, Alger). Deux hélicoptères bombardiers d’eau furent affectés et ont bataillé pendant deux jours pour venir à bout du brasier. En même temps, il y avait cinq autres feux importants qui menaçaient des villages, particulièrement les localités de Tala Mokar et Boumhala (Sidi Namane) et Makouda (Ouaguenoun).

Le capitaine Bouchakour tient, au nom de la Protection civile de la wilaya, à rendre un grand hommage à la population dans tous les villages. «Partout, les citoyens nous épaulent et nous apportent de précieux soutiens, non seulement en aidant à éteindre les feux, mais aussi à nous assistent face à l’ampleur des flammes, comme ils veillent la nuit avec nos agents», dira notre interlocuteur. Il nous donnera ensuite les bilans d’incendies ayant dépassé un hectare de surface brûlée.

Du 1er juin au 17 août : 308 incendies, dont 108 ayant touché des forêts et calciné 935 hectares. Pour les incendies de maquis, le nombre s’élève à 69 pour cette période, engendrant la destruction de 750 hectares de maquis, en plus de 117 feux de broussailles ayant causé 1609 hectares de dégâts. Les régions sensiblement touchées par le fléau des feux sont notamment Azeffoun, Tigzirt, Mizrana, Sidi Namane, Makouda, Imsouhal, Aït Yahia, Boghni, Agouni Gueghrane.


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