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Tizi Hibel (Tizi Ouzou) : Projet de stèle à la mémoire de Mouloud Feraoun

11 mars 2020 à 9 h 29 min

Le 58e anniversaire de l’assassinat de l’écrivain Mouloud Feraoun et de ses cinq collègues par l’OAS en 1962 sera commémoré à Tizi Hibel son village natal et à la maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou les 14 et 15 mars, apprend-on de Mokrane Nessah, président de l’association éponyme.

En plus des activités habituelles initiées en collaboration avec la direction de wilaya de la culture, les organisateurs ont prévu à cette occasion le lancement de trois concours dont l’objectif est d’immortaliser à travers les siècles l’œuvre de ce pionnier de la nouvelle littérature francophone maghrébine.

Le premier portera sur l’œuvre et la vie de l’auteur du Fils du pauvre destiné aux collégiens du CEM Abdiche Mehdi (Larbaâ Nath Irathen), où il a enseigné et écrit Le Journal (publié en 1962), Mouloud Feraoun (Tizi Ouzou) et le CEM Alliche Youcef (Ath Mahmoud). Les élèves de ces trois établissements seront appelés à rédiger un exposé qui sera corrigé par leurs enseignants, consacré au parcours de ce romancier.

Les cinq lauréats retenus dans chaque établissement prendront part à la finale inter CEM qui aura lieu à la maison de la culture de Tizi Ouzou. Les deux autres concours annoncés par Mokrane Nessah seront dédiés respectivement à la dictée en tamazight et au meilleur portrait de Mouloud Feraoun lancés depuis deux semaines dans des écoles primaires.

Pour la journée du 15 mars, il est prévu un programme d’activités, dont une conférence-débat à la maison de la Culture, un recueillement sur sa tombe à Tizi Hibel, une exposition de tableaux de peinture de l’artiste Berchiche, ainsi qu’une exposition à la mémoire de l’écrivain Rachid Alliche, également natif de la région.

Cette association culturelle, née dans les années 1990, œuvre inlassablement pour la baptisation d’un édifice à Ath Douala au nom de Mouloud Feraoun. «Des démarches ont été entreprises dans ce sens afin de donner son nom à la bibliothèque du village Icherdiouène, selon la directrice de la culture Nabila Goumeziène. Le dossier a été transmis à la commission spécialisée au niveau de la wilaya», dit Mokrane Nessah.

Réhabilitation de Fadhma Ath Mansour Amrouche

L’idée de réaliser une stèle à Tizi Hibel à l’effigie de Mouloud Feraoun a été également évoquée par notre interlocuteur. «C’est un projet qui nous tient à cœur», soutient cet ancien militant de l’amazighité et de la démocratie.

L’association Mouloud Feraoun, qui comptait parmi ses adhérents le chantre Matoub Lounès, admirateur et lecteur du défunt écrivain, souhaite ériger une deuxième stèle pour Fadhma Ath Mansour Amrouche, née en 1882 à Tizi Hibel, mère des écrivains Jean et Taos Amrouche. «C’est une femme qui a beaucoup souffert. Il est de notre devoir de réhabiliter cette première femme écrivaine qui a tant donné à notre culture, mais ignorée par l’histoire officielle.

Dans son village, il n’y a même pas un tableau de peinture en son honneur. Nous comptons, par ailleurs, lui consacrer une journée d’étude, à Tizi Ouzou en juillet prochain, à l’occasion du 53e anniversaire de sa mort (9 juillet 1967).

L’artiste Malika Domrane, fan de Fadhma Ath Mansour, a promis de plaider notre requête auprès des autorités concernées et de donateurs privés afin de contribuer à la concrétisation de ces deux événements», ajoute le président de l’association culturelle Mouloud Feraoun.

Né en 1913 à Tizi Hibel (Tizi Ouzou), Mouloud Feraoun est tombé sous les balles assassines de l’OAS le 15 mars 1962 à El Biar (Alger) avec cinq de ses compagnons (Ali Hamoutène, Salah Ould Aoudia, Marcel Basset, Robert Eymard, Max Marchand), tous dirigeants des Centres sociaux éducatifs (CSE). Il est l’auteur du Fils du pauvre (1950), La Terre et le Sang (1953), Jours de Kabylie (1954), Les Chemins qui montent (1957) et Les Poèmes de Si Mohand (1960).

Le Journal 1955-1962 publié en 1962, Lettres à ses amis (1969), L’anniversaire (1972) et  La Cité des roses (2007) ont été publiés après sa mort.

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