Tigzirt : Hommage au moudjahid Mohand Saïd Ghersbousbane | El Watan
toggle menu
samedi, 24 août, 2019
  • thumbnail of elwatan20190824




  • Pub Alliance Assurance

Tigzirt : Hommage au moudjahid Mohand Saïd Ghersbousbane

03 avril 2019 à 8 h 20 min

L’édifice de la nouvelle unité de la Protection civile de Tigzirt sur mer, chef-lieu de daïra, situé à 40 km au nord de la ville de Tizi Ouzou, a été baptisé, samedi dernier, au nom de l’ancien moudjahid, Mohand Saïd Ghersbousbane, dit Moh-Saïd Ou-Rezki, décédé en 2014.

Cette caserne de sapeurs-pompiers, à laquelle on vient de donner le nom de ce vaillant moudjahid, a été réalisée sur les hauteurs de la ville balnéaire de Tigzirt.

Le regretté Moh-Saïd Ou-Rezki, retraité de la Protection civile, était également l’un des premiers chefs Patriotes, qui avaient pris les armes en 1994 contre les groupes terroristes armés du parti islamiste dissous.

La cérémonie de baptisation s’est déroulée dans l’enceinte de l’édifice des soldats du feu en présence des autorités locales, de celles de la commune voisine, Iflissen, des membres de l’ONM, de responsables de la sécurité, des anciens collègues et des membres de sa famille. Une offrande (waâda) a été offerte à cette occasion en l’honneur des nombreux citoyens présents et des invités.

Le commandant de la caserne des pompiers, Ali Bensâda, dira notamment que «le moudjahid Moh-Saïd Ou-Rezki avait poursuivi son noble combat, au lendemain de l’indépendance nationale, dans les rangs des sapeurs-pompiers et a œuvré tout au long de son parcours dans le secourisme et la protection du citoyen, comme il a été un exemple en patriotisme parmi ses compagnons d’armes durant la guerre de Libération nationale».

Mohamed, quinquagénaire, fils du regretté maquisard, retracera, de son côté, l’itinéraire de son père. «Moh-Saïd Ou-Rezki, né le 17 avril 1928, à Iflissen, est issu d’une famille de forgerons.

Il partit travailler en France en 1950, où il adhéra au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD)». En 1955, ajoute-t-il, il rejoint sa patrie natale et entre au FLN, avant d’être intégré dans les rangs de l’ALN en 1956. Une année plus tard, il est affecté par ses responsables dans les maquis de la région voisine, At Jennad, avec le grade de sergent.

Echappant à chaque fois aux pièges que lui tendait l’armée française après moult victoires de son groupe sur l’ennemi, Moh-Saïd Ou-Rezki sera affecté, en 1958, sur ordre de Si Amirouche, au PC de Bounâmane (Akfadou) où il restera neuf mois, selon toujours le fils de cet ancien combattant.

Il ajoute que son père avait reçu le 16 mai 1959 du commandement de l’ALN de la Wilaya III, l’ordre de partir avec ses hommes pour la Tunisie afin de ramener un chargement d’armes et de munitions.

En arrivant tout près de la ligne Morice, il se heurte avec son groupe à un violent accrochage avec l’armée française. Il y perdra plusieurs de ses hommes, avant d’ordonner le repli pour éviter aux éléments restés de son groupe d’être décimés, tant le déséquilibre en armement et en hommes vis-à-vis de l’ennemi était important.

En janvier 1960, il regagnera sa base au PC de la Wilaya III. Ainsi, organisant avec sa section de sporadiques embuscades contre l’ennemi, Moh-Saïd Ou-Rezki, dénoncé, finit par être arrêté près de la ville de Tigzirt par les chasseurs alpins des forces ennemies. Il est alors emprisonné et ne sera libéré qu’à la fin avril 1962, a encore relaté son fils.

En avril 1964, Moh-Saïd Ou-Rezki Ghersbousbane intégrera le corps des sapeurs- pompiers. Il sort en retraite en 1983. En 1994, il prend son arme, malgré l’âge avancé (65 ans), pour mener la chasse contre les groupes islamistes armés sévissant dans les divers maquis de cette région de la Kabylie maritime.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!