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Nouvelle publication de Mohammed Attaf : 20 ans d’histoire et de mémoire

29 juillet 2020 à 9 h 35 min

Le poète et écrivain, Mohammed Attaf, vient d’éditer un nouveau livre intitulé Identité et combat. Journal d’une revendication. Dans cet ouvrage, l’auteur nous fait voyager dans une rétrospective de lutte pour la consécration de la revendication identitaire.

Il relate ainsi, sous forme de chronologie détaillée, les principaux événements qui se sont déroulées dans sa région natale, la Kabylie, et ayant marqué plus de deux décennies dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Mohammed Attaf a entamé son récit par la journée du 10 mars 1980, date de la venue de l’anthropologue Mouloud Mammeri à l’université de Tizi Ouzou pour animer une conférence sous le thème «Poèmes kabyles anciens». «Cette conférence avait été annoncée par voie d’affichage depuis plusieurs jours, à l’intérieur du centre universitaire de Tizi Ouzou.

Le recteur, bien qu’hostile à cette présence, avait toléré l’organisation de cette conférence par le comité de la cité universitaire de Oued Aïssi qui était reconnu par l’administration. Dans la nuit de dimanche à lundi, à minuit, un mystérieux appel téléphonique de «quelqu’un» se faisait passer pour le recteur prévient Mammeri de l’annulation de sa conférence. Le matin, Mammeri s’est entendu démentir au téléphone, par M. Arab, lui-même, toute interdiction ou report de la conférence», lit-on dans la même publication qui relate ensuite les manifestations provoquées par l’interdiction de la rencontre de Dda Lmulud.

L’auteur de la publication rappelle, dans le même contexte, le déplacement d’une délégation d’étudiants à Alger, le 15 mars, pour remettre une lettre ouverte au président de la République, comme il évoque les manifestations initiées, notamment par des lycéens, qui avaient commencé à avoir lieu dans plusieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou comme Azazga, Larbaâ Nath Irathen et Ain El Hammam.

Il souligne aussi la réaction de la diaspora qui a manifesté, à Paris, contre l’interdiction de la conférence de Dda Lmulud et la répression policière qui s’est abattue sur la région. Des émeutes ont eu lieu, raconte-t-il, à Bordj Menaïel, Dellys et Ouadhias, entre autres. Mohammed Attaf s’est attardé aussi, dans son récit, sur «l’opération Mizrana» quand, a-t-il rappelé, les forces de l’ordre ont investi les cités universitaires de Tizi Ouzou pour matraquer, de manière féroce, a-t-il décrit, des étudiants.

La réaction de la population à cette action brutale des services de sécurité n’a pas tardé à se manifester puisque, ajoute Mohammed Attaf, le lendemain déjà, le chef-lieu de wilaya était devenu en guise d’un champ de bataille entre les éléments des CNS et de jeunes manifestants qui ont saccagé plusieurs établissements publics.

La même publication revient également sur l’arrestation des 24 détenus présentés devant le Cour de sûreté de l’Etat à Médéa et la mobilisation citoyenne qui a abouti à leur libération suivie, quelques semaines plus tard, de la création du MCB lors du séminaire de Yakouren. Dans le journal de Mohamed Attaf, on trouve aussi d’autres événements importants dans les annales de la revendication identitaire.

Il s’agit, entre autres, des arrestations opérées, en 1985, dans les rangs des initiateurs de la première ligues algérienne des droits de l’homme, du boycott scolaire, en 1994, et d’autres manifestations grandioses organisées à chaque célébration du Printemps berbère à Tizi Ouzou. M. Attaf n’a pas omis de souligner la mort du barde de la chanson kabyle, Matoub Lounès. «Le 25 juin 1998, Matoub a été assassiné, à 13h30.

Très vite, dans toute la Kabylie, la nouvelle s’est répandue à la vitesse de la lumière», raconte-t-il, avant de décrire l’atmosphère de deuil et de colère qui s’en est suivie. Le 31 mai 2001, il a, dit-il, décidé d’arrêter d’écrire mais rien ne l’a empêché de continuer à immortaliser d’autres journées qui ont marqué les événements sanglants de Kabylie déclenchés après la mort de Guermah Massinissa à l’intérieur de la brigade de la gendarmerie de Beni Douala.

Enfin, notons que le livre Identité et combat. Journal d’une revendication, préfacé par Dr Saïd Chemakh, enseignant à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, retrace une période importante dans l’histoire de l’Algérie contemporaine.



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