Mme Zahra Cherfa : Une vie dédiée aux femmes rurales | El Watan
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dimanche, 16 juin, 2019
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Sa maison est à son image, très chaleureuse, reflétant magnifiquement son amour pour les plantes ainsi que les différents objets traditionnels issus de l’artisanat kabyle.

Mme Zahra Cherfa : Une vie dédiée aux femmes rurales

26 février 2018 à 12 h 00 min

 Elle, c’est Mme Zahra Cherfa qui nous ouvre grandes les portes de la maison de son enfance sise à l’entrée du village Djemaâ Saharidj, dans la commune de Mekla, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou. «Je ne me lasse jamais du jardinage. J’ai récemment tenté l’expérience de faire pousser des champignons, j’espère que cela réussira», déclare-t-elle, tout sourire, face au jardin entourant la maison et où l’on admire des figuiers, des arbustes ainsi que toutes sortes de plantes et de cactus.

Ce cadre de vie n’est toutefois pas étonnant étant celui d’une personne ayant passé des années dans le domaine, car elle est retraitée du ministère de l’Agriculture depuis quelques années déjà. «J’ai consacré l’essentiel de ma carrière à faire de la formation et de la vulgarisation agricole, notamment en milieu rural», dira-t-elle, ajoutant que ce travail, elle le perpétue grâce à l’association qu’elle a créée.

«L’association Femmes rurales existe depuis 2003 et vise à apporter l’aide nécessaire aux femmes dans les villages à travers des formations aux métiers manuels mais aussi un soutien à la promotion des activités agricoles», explique-t-elle. C’est grâce à son travail acharné qu’elle a pu faire renaître des métiers ayant pratiquement disparu.

«Nous apprenons à des femmes à faire du savon naturel, des teintures végétales… Notre quête de valorisation des produits du terroir nous a aussi permis de former des femmes à la vannerie fine qui fait la renommée du village Djemaâ Saharidj.» Sa maison est d’ailleurs ornée de toutes sortes de produits issus de la vannerie. Elle y expose aussi le travail artisanal qu’elle estime vital d’entretenir.

Des meubles aux tableaux en passant par une multitude de bibelots et autres poteries, le visiteur se croirait dans un musée où chaque objet raconte une histoire jalousement gardée par Mme Cherfa.

«Ce coffre date d’il y a de plus d’un siècle. Il garde même des séquelles de l’ère coloniale», souligne-t-elle. Le projet de l’association dans le cadre de la promotion de l’oléiculture lui tient aussi à cœur. Elle compte à travers les formations qu’elle organise avec les services agricoles de la wilaya améliorer la culture oléicole et par là même la qualité de l’huile d’olive. «Il faudrait conserver tout ce qu’on avait de bien et qui malheureusement aujourd’hui tend à disparaître.»
 

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