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Journée scientifique au CHU Nedir Mohamed : Sensibilisation contre les dangers de la cigarette

15 juin 2019 à 8 h 11 min

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai de chaque année, une rencontre scientifique traitant de ce fléau a été animée le 9 juin au CHU Nedir Mohamed par des praticiens de la santé publique de la wilaya de Tizi Ouzou, en présence d’étudiants en médecine et de paramédicaux.

Pour mettre un terme à la rareté de l’eau potable et assurer une meilleure alimentation à travers la wilaya de Tizi Ouzou, notamment durant l’été, quatre projets portant réalisation de barrages hydrauliques ont été inscrits à l’indicatif de la wilaya. Il s’agit des barrages de Souk Tléta, sur l’oued de Bougdoura, à Draâ Ben Khedda, de Sidi Khelifa, à Azeffoun, de Zaouia, sur l’oued Stita, à 5 km de Tizi Ouzou, et de celui de Bounachi, sur l’oued Rabta, à 20 km à l’est de la wilaya. Le barrage de Souk Tléta, qui a connu plusieurs arrêts des travaux à cause des oppositions et de la protestation des riverains réclamant des indemnisations et leur relogement, enregistre un grand retard dans sa réalisation.

Le directeur de l’hydraulique, Mokrane Djouder, a déclaré à ce sujet : «Maintenant que toutes les contraintes sont levées, le taux d’avancement des travaux a atteint 63%, nous prévoyons la réception et la mise en eau du barrage pour le début de l’année 2020. S’agissant des 278 logements destinés aux habitants sur les lieux, 178 unités seront prêtes et distribuées en août 2019. Le reste des logements sera achevé dans les meilleurs délais, puisque 5 entreprises sont sur le chantier et s’activent pour être au rendez-vous.» Concernant le barrage de Sidi Khelifa, le projet est attribué et le chantier est en phase d’installation. Le barrage de Zaouia est bloqué par des oppositions, et celui de Bounachi, dont l’étude est finalisée, est en attente d’inscription, indique-t-on de même source. S’agissant du plan d’urgence de 2018 pour lequel une enveloppe de 2 milliards de dinars a été attribuée, notre interlocuteur a révélé : «Dans ce programme d’urgence, nous avons lancé 59 opérations. Le programme est réalisé à 70% et les travaux sont toujours en cours pour le reste des opérations que nous entendons finaliser rapidement.»
Au sujet du projet portant transfert d’eau à partir du barrage de Tichihaf et de la réparation de la station du dessalement de l’eau de mer de Tigzirt, le directeur de l’hydraulique a signalé : «Ce projet risque d’être retardé, car nous enregistrons trois oppositions par des riverains sur la conduite de refoulement. Pour ce qui est de la station de dessalement de Tigzirt, les travaux de réparation sont achevés et sa mise en service se fera dans quelques jours.» Par ailleurs, le taux de remplissage du barrage de Taksebt est actuellement de 97 % (176 millions de mètres cubes), apprend-on à la direction de l’hydraulique de la wilaya.
Hocine Aït Iddir

La première intervention du Dr R. Abdelaziz, du service de pneumo-allergologie et d’oncologie thoracique du CHU Nedir Mohamed a traité de la lutte anti-tabac, estimant que la motivation personnelle reste primordiale pour en finir définitivement avec la cigarette, et ce, même s’il faut passer, la plupart du temps, par plusieurs arrêts infructueux.

Pour encourager les jeunes à cesser de fumer, l’intervenant a mis en relief les bénéfices d’une vie sans nicotine. Selon lui, l’arrêt du tabac permet, entre autres, de réduire considérablement les risques de cancer du poumon et d’accidents cérébraux (AVC), mais aussi une meilleure circulation sanguine, ainsi que l’amélioration de la capacité respiratoire.
Dr L. Ihadjaden, du CHU de Tizi Ouzou, a mis en garde contre les effets dévastateurs du tabagisme passif.

Le tabagisme est responsable de 13 types de cancers, dont le plus mortel est celui du poumon, a indiqué l’intervenant, ajoutant que le tabagisme passif est responsable aussi de maladies coronariennes, de symptômes respiratoires chroniques et de la mort subite du nourrisson. Si près des trois quarts des personnes se disent gênées par la fumée des autres, les risques liés au tabagisme passif restent largement sous-estimés, les non-fumeurs sont seulement 15% à craindre les maladies liées au tabac, a-t-on relevé. Selon le même constat, au-delà de la gêne occasionnée, le tabagisme passif aggrave des pathologies existantes et en crée de nouvelles. Les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur actif, mais les conséquences pour la santé sont réelles.

Ces risques augmentent avec la durée et l’intensité de l’exposition, a jugé Dr Ihadjaden. «Evidemment, pour vous protéger des méfaits du tabac et protéger ceux qui vous entourent, la meilleure solution est encore d’arrêter de fumer», insiste la même intervenante. Que faire pour se protéger et protéger les autres du tabagisme passif ? Dr Ihadjaden plaide pour le respect d’un certain nombre de principes, tels que ne pas fumer en présence de non-fumeurs, particulièrement d’enfants, respecter l’interdiction de fumer dans tous les lieux à usage collectif fermés et couverts accueillant du public.


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