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lundi, 13 juillet, 2020
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Ibeskriene (Aghribs) : Commémoration de la mort de Didouche Mourad

08 janvier 2020 à 9 h 05 min

Al’occasion de la commémoration du 65e anniversaire du la mort du martyr de la guerre de Libération nationale, Didouche Mourad, le village Ibsekriene, commune d’Aghribs, d’où est originaire la famille du chahid, abritera, le 18 janvier à partir de 8h30, un programme d’activités culturelles et sportives.

Outre un recueillement au monument des martyrs du village et le lancement d’un semi-marathon, les organisateurs ont annoncé l’inauguration d’une statue à l’effigie du héros et chef de la Wilaya II historique, Didouche Mourad, tombé au champ d’honneur le 18 janvier 1955.

Originaire de cette région relevant de la daïra d’Azeffoun, plus exactement du village Ibeskriène, Didouche Mourad, né le 13 juillet 1927 à Alger et tombé au champ d’honneur le 18 janvier 1955 dans l’actuelle Zighoud Youcef, dans la wilaya de Constantine, était un militant nationaliste de la première heure et l’un des six fondateurs du Front de libération nationale (FLN). Selon des indications, l’auteur de la fameuse phrase «si nous venons à mourir défendez nos mémoires» est mort les armes à la main dans la localité de Oued Boukarker, au cours de la bataille de douar Souadek.

Didouche Mourad naît dans le quartier de la Redoute (actuelle commune d’El Mouradia, dans une famille kabyle originaire du village Ibeskriyen, commune d’Aghribs dans la wilaya de Tizi Ouzou. Il fait ses études primaires et le cycle moyen à l’école d’El Mouradia, puis entre au lycée technique du Ruisseau à Alger, selon sa biographie.

En 1947, il participe à la création de l’Organisation spéciale (OS), branche clandestine du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques de Messali Hadj, dont il est un de ses militants les plus actifs. En 1952, avec Mostefa Ben Boulaïd, il constitue à Alger un noyau clandestin, dont la mission est la fabrication de bombes en prévision du déclenchement de la Révolution.

Lors de la crise de 1953-1954 au sein du MTLD, opposant le Comité central du parti à Messali Hadj, il se rend en France, où il devient l’adjoint de Mohamed Boudiaf de la Fédération de France du MTLD, lit-on dans le même document. Au début de 1954, avec Ahmed Mahsas, ils élaborent un projet de parti révolutionnaire.

En mars 1954, Mohamed Boudiaf et Didouche Mourad rentrent en Algérie et prennent contact avec quelques anciens membres de l’OS, selon des historiens. Didouche est également l’un des rédacteurs de la déclaration du 1er Novembre 1954 qui marque le début de la guerre d’indépendance.

Selon l’universitaire et chercheur en histoire, Lahcène Zeghidi «la tâche de la formulation et de la rédaction lors de cette déclaration a été confiée à Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad et Mohamed Laichaoui», ajoutant que «ces derniers se sont basés sur les résolutions du congrès du parti du peuple (PPA) de 1953».



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