Bouzeguène : Hommage au chahid Hettak Bachir | El Watan
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Bouzeguène : Hommage au chahid Hettak Bachir

05 septembre 2019 à 8 h 25 min

A l’occasion de la commémoration du 63e anniversaire du Congrès de la Soummam, un vibrant hommage a été rendu au chahid Hettak Bachir par les villageois d’Ibouyesfene, dans la commune de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou.

La journée a débuté par le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du colonel Mohand Oulhadj, ex-chef de la Wilaya III historique et par une cérémonie organisée devant le mémorial des Martyrs du village, au lieudit «Habchi». La cérémonie officielle s’est déroulée à la limite d’un chemin communal, dans le bois de Yakourene, entre les deux villages de Chebel et Azrou, où est tombé au champ d’honneur le chahid Hettak Bachir, dit «Elvachir Ath Athmane». Un mémorial qui lui est dédié a été inauguré en présence des villageois d’Ibouyesfene, d’Azrou et d’Achallam. De nombreux témoignages ont été présentés pour mettre en exergue les qualités du valeureux chahid.

Fils de Tahar et de Fatima Hammouche, Hettak Bachir est né en 1918 au village Ibouyesfene, son père l’emmena à Sétif, où il poursuivit ses études. Il entama sa vie professionnelle en exerçant dans une pharmacie appartenant à Ferhat Abbas, premier président du GPRA. Il prit part aux manifestations de Mai 1945 et vécut les douloureux massacres qui marquèrent à jamais son esprit et qui constituèrent, pour lui, l’élément déclencheur d’une véritable prise de conscience de la nécessité de délivrer le pays de l’oppresseur.

En 1955, il fit partie du premier noyau de volontaires du village, à l’instar du chahid Hamadi Mohand Saïd, un autre baroudeur expérimenté, en ayant pris part à la Deuxième Guerre mondiale. Il participa, en plein jour, à la première action qui visait le sabotage de la principale route menant vers le camp de Bouzeguène. En 1956, Hettak Bachir fut désigné commissaire politique. Sa mission consistait à assurer la coordination entre les volets politique et militaire, ainsi que celui du renseignement. Ses actions sont également consacrées à la sensibilisation de la population qui lui vouait du respect.

Il se fit connaître aussi par sa manie de transcrire sur des murs des slogans nationalistes et propagandistes, des messages clairs qui désarçonnaient l’ennemi. Traqué pendant des mois, il tombera au champ d’honneur le 13 octobre 1960 dans la forêt de Yakourene, en compagnie de Hettal Saïd et de Hamdi Ali.


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