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Secteur du tourisme à Tizi Ouzou : En attente d’un second souffle

30 juin 2021 à 9 h 04 min

Un seul hôtel public, Le Bracelet d’Argent, a été rouvert après des travaux de réhabilitation. 5 autres sont en cours de rénovation depuis 2016.

Le directeur du tourisme craint qu’on transcrive mal l’appellation «Bois Sacré». Il appuie sur les deux mots pour mieux les séparer. Il est vrai que, 27 ans après sa première esquisse, ce projet d’aménagement touristique en milieu forestier pouvait être totalement oublié.

En ces temps de libération momentanée des énergies, le jeune directeur de l’Office de gestion des zones d’expansion touristique (OGZET), frais émoulu de l’EPAU, détaillait son programme avec des maquettes sous les yeux.

L’Office créé par la première APW pluraliste allait être dissous et les plans d’aménagement mis aux oubliettes. Plus d’un quart de siècle plus tard, on réapprend la désignation de ces projets et on prend acte de la ferme volonté de les mener à leur terme.

L’aménagement en zone forestière est piloté avec entrain par l’administration de tutelle, avec une réelle motivation et disponibilité. C’est le dossier de rénovation des hôtels publics qui constitue le point d’achoppement pour le secteur du tourisme ces dernières années. La wilaya de Tizi Ouzou compte six hôtels publics, tous mis en chantier de réhabilitation depuis 2016. En clair, démolis dans une grande proportion.

Aujourd’hui, on n’hésite pas à utiliser l’expression «phase de démolition», au sujet de l’hôtel Tamgout, notamment une station climatique autrefois de renom, sise dans la forêt de Yakouren.

Le marché a été résilié mais les deux avis d’appels d’offres pour l’attribuer à une autre entreprise ont été infructueux. Le directeur du tourisme évoque plutôt les chantiers où les travaux ont beaucoup avancé et seraient même en phase d’achèvement.

Cependant, la feuille de route, tracée lors d’une réunion tenue fin janvier dernier au ministère du tourisme, n’a plus cours. Il avait été convenu «la livraison et la réouverture des hôtels Lalla Khedidja et Le Belloua, qui ont atteint respectivement des taux d’avancement des travaux de 80 et 85%, dans quatre mois, soit en juin 2021».

Réhabilitation

Début juillet pour l’hôtel Le Belloua, rectifia le directeur du tourisme lors d’une récente entrevue. Et septembre prochain pour Lalla Khedidja, en comptant sur le dynamisme d’une entreprise de réalisation locale.

L’hôtel Amraoua, une adresse touristique majeure dans la ville de Tizi Ouzou, a connu des péripéties qui n’augurent pas d’une réouverture à court terme. Une entreprise algérienne qui a succédé, sur le chantier, à une autre, italienne, dont le marché a été résilié, se trouve engagée dans une procédure judiciaire complexe. Les travaux sont à l’arrêt, à environ 30 % d’avancement.

Une entreprise turque sur le site de l’hôtel El Arz, à Tala Guilef, accomplit bien son travail, assure le directeur du tourisme, qui estime le taux à 70%. L’encadrement technique et la main-d’œuvre locale sont mobilisés en nombre sur le chantier, apprend-on également. Quatre structures de cette station climatique sont en voie d’achèvement : l’hôtel, une extension, un centre animé et un restaurant d’altitude. Une réception partielle est possible à la fin de l’année.

Les 5 hôtels publics en cours de réhabilitation, ou à l’arrêt, offriront à leur remise en service 1200 lits qui vont s’ajouter aux 1800 aujourd’hui disponibles à travers la wilaya. 33 structures hôtelières sont actuellement opérationnelles, toutes privées, et une seule publique, Le Bracelet d’Argent à Ath Yenni, rouvert en novembre 2020, dont la rentabilisation est tributaire d’un retour en grâce du tourisme de montagne.

Entre le chemin de croix des hôtels publics et le Bois Sacré des futurs villages touristiques, le secteur est en quête d’une voie de salut, et surtout de relance, pour enfin mériter sa vocation de premier levier de développement dans la région, connue pour ses potentialités naturelles, balnéaires, forestières et de montagne. Après la rénovation des infrastructures, un autre programme devra être mis en œuvre, celui de la modernisation des modes de gestion.


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