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Zemmouri El Bahri : Des potentialités inexploitées

17 juillet 2019 à 9 h 00 min

La commune de Zemmouri El Bahri pourrait connaître un essor économique si ses potentialités naturelles étaient valorisées.

Zemmouri El Bahri (ex- Courbet Marine) est célèbre pour sa production aquatique, à laquelle s’ajoute désormais l’aquaculture. Mais cette station balnéaire est également prisée pour sa plage et sa forêt, celle du Sahel. Lorsque le visiteur arrive sur les lieux, après avoir traversé une dizaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de Boumerdès, une longue allée s’offre à sa gauche.

A l’entrée de Zemmouri El Bahri existe un site archéologique découvert en 2006, puis classé et en cours de recherches par une équipe de scientifiques algériens. Malheureusement, après l’engouement né de la découverte d’une cité antique, le site fait aujourd’hui l’objet de plusieurs dégradations. Rabah, l’autodidacte de la culture qui a eu l’insigne honneur de faire le premier cette découverte, nous a alertés une nouvelle fois sur «la nécessité de protéger sérieusement l’endroit, qui recèle des richesses archéologiques confirmées par les premières études».

Au rond- point principal, le visiteur a le choix entre la plage est, juste après le port de pêche, ou la plage ouest, avant d’aboutir à la forêt du Sahel. Et c’est là qu’un bémol vient gâcher le spectacle d’une immense plage qui s’étend jusqu’à celle de la commune limitrophe, Legata. La route est en très mauvais état. De plus, le trottoir n’existe que par les bordures.

On se plaît à imaginer l’existence de pavés alignés avec des arbres jetant leur ombrage sur des vacanciers cherchant à se protéger de l’insolation. C’est que la route est longue pour les randonneurs pédestres. Des espaces verts sont absolument nécessaires. Et l’endroit s’y prête à merveille. Au lieu de cela, des clôtures en tôle parsèment le chemin des touristes qui, d’ailleurs, ne s’attardent pas et se dirigent à la hâte vers des parkings de fortune.

Là, également, on se plaît à espérer l’arrivée d’investisseurs professionnels qui engageraient, après formation, les jeunes, dans le cadre d’un emploi légal et sécurisé. D’ailleurs, il y a un complexe privé qui affiche complet dès les premiers jours de vacances. Malheureusement, les riverains se plaignent d’«appropriation de la plage par un opérateur qui a érigé des clôtures en fer forgé pur délimiter un espace censé être public».

Le concerné rétorque : «On me vole mes chaises, transat et autres parasols, je suis obligé de me protéger.» En fait, c’est à la direction du tourisme de jouer son rôle de puissance publique et de veiller au respect de la réglementation.

Zemmouri El Bahri est aussi connue pour ses centres de vacances qui ne datent pas d’aujourd’hui, même si cette station balnéaire s’est enrichie d’une auberge de jeunes et d’un nouveau centre d’une capacité jumelée de 120 lits. Certains se trouvent d’ailleurs à la limite du massif forestier du Sahel, qui ressemble à s’y méprendre à la forêt de Sidi Fredj au temps où elle était ouverte au public.

L’endroit est délaissé. On y ressent l’amateurisme dans les offres de services : des cafétérias et fast-foods de fortune. Des roseaux et quelques tables autour d’un kiosque. L’incivisme de certains visiteurs fait le reste.

On salit l’endroit où on s’est restauré sans aucun sens de l’hygiène. Pourtant, il y existe même un haras qui pourrait organiser des tournées équestres, en sus de l’hippodrome où se déroulent des courses de chevaux. Bref, Zemmouri El Bahri, au vu de ses énormes potentialités, mérite beaucoup mieux.


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